interet public

Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 23:03

gasland

   

  Enfin en exclu sur le petit barjacois la video

  qui choc avant sa sortie en salle de cinéma....

  regarder et partager cette video...

 

  Voir Video ci dessous.

 

 

 

 

 

 


 
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 11:41

Doue-1-

 

Aujourd'hui, sur le site d'enerzine.com, une révélation qui peut engendrer quelques doutes sur l'efficacité de la mission, mise en place par l'état, et sur la réelle prise en compte de ses résultats, en ce qui concerne l'expoitation des gaz de schiste.

Nul doute, que si les industriels se permettent de forer sans attendre les résultats, de la dite mission, sur la fracturation hydrauliqe, c'est qu'ils sont persuadés de pouvoir continuer l'exploitation. Sur ce coup là, on espère se tromper.

 

enerzine.com ne nous en voudra pas de reproduire son article. Nous vous conseillons d'ailleurs de consulter régulièrement ce site (voir le lien dans la colonne de droite).

 

{ Un autre hydrocarbure non-conventionnel encore plus méconnu que les gaz de schiste risque de faire parler de lui dans les prochains jours : le pétrole de schiste fait en effet l'objet d'après Greenpeace "de projets d'exploration dans le Nord de la France". 

Rappelons que le gouvernement, par la voix de son ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a affirmé suspendre toutes les opérations de forages et de fracturation hydraulique jusqu'au 31 mai, concernant les gaz de schiste dans le Sud de la France.

Cependant, Greenpeace révèle que pour les projets d'exploration des pétroles de schiste dans le bassin parisien, seules les opérations de fracturation sont suspendues jusqu'au 31 mai. Ainsi, les premiers forages verticaux devraient commencer mi-avril, tandis que les travaux préliminaires (terrassement, avant-trou) sont déjà en cours près de Château-Thierry.

« Une certaine confusion règne entre la question du gaz et du pétrole de schiste, et le gouvernement entretient ce flou artistique, explique Anne Valette, en charge de la campagne Énergie-Climat pour Greenpeace France. Il a en réalité laissé la porte ouverte au début des opérations dans l'Aisne et en Seine-et-Marne dès le 15 avril. »

Mêmes causes, mêmes effets pour les sols et le climat

Selon des documents officiels des sociétés Toreador et Vermillion, qui mènent la prospection de ce pétrole de schiste, celui-ci se niche très profondément au cœur de la roche. "Le forage vertical prévu ne serait d'aucune utilité s'il n'était suivi de l'emploi de cette fameuse et si dangereuse technologie de la fracturation hydraulique" explique l'organisation non gouvernementale.

Celle-ci consiste à fracturer la roche en profondeur pour en extraire les hydrocarbures, gaz ou pétrole, en injectant d'énormes quantités d'eau et de produits chimiques. Les risques de pollution des sols et des eaux sont grands. De plus, l'impact du pétrole de schiste sur les changements climatiques est catastrophique. La production de carburant issu de pétrole de schiste – extrêmement énergivore – émet jusqu'à 5 fois plus de CO2 que la production de pétrole dit conventionnel.

La France n'est pas la seule concernée par ce phénomène, et depuis plusieurs années, Greenpeace mène campagne contre les pétroles dits « non-conventionnels » partout sur la planète. En janvier dernier, elle a lancé la campagne « Petrol addict » pour dénoncer – avec humour – l'addiction de notre société au pétrole, dont la fuite en avant vers les pétroles non-conventionnels comme le pétrole de schiste, est un symbole.

 

La fracturation, KEZAKO ? 

Le pétrole de schiste, avec les sables bitumineux, sont les pétroles le plus coûteux, les plus sales, les plus polluants qui soient.

Un puits standard nécessite environ 10 à 15 millions de litres (10 000 à 15 000 m3), même si les quantités peuvent varier en fonction de la géologie et de la nature du puits.

La composition potentielle du liquide de fracturation (utlisée par Questerre au Québec notamment) est la suivante : eau, sable de silice flexible, et une série de produits chimiques, polyacrimalide, isopropanol, triméthyloctadécylammonium, xylène sulfonate de sodium, hypochlorite de sodium, gomme de guar, huile de base à faible toxicité, amine quaternaire, monohydrate de nitrilotriacétate de trisodium, isopropanol, méthanol, phosphate de tibutyl, hydrochloric acid.

Près de 50% des résidus de fluides (eau + sable + produits chimiques) restent sous terre et les 50 % restants remontent à la surface. Le recyclage de ces eaux polluées est long, très coûteux et fait de nouveau appel à des produits chimiques afin de traiter l’eau.

Au-delà des produits chimiques, l’eau usée remontant à la surface peut contenir des métaux lourds, tels que l’aluminium, l’antimoine, l’arsenic, cobalt, chrome, fer, plomb, nickel, molybdène, étain, vanadium, zinc, etc.

En cas de fuite, notamment via une fissure dans la cimentation des forages, ces produits chimiques peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques souterraines. 
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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 21:51

gaz de schiste-48eb4 Le New York Times soulève le problème de la radioactivité.

 

L’exploitation des gaz de schiste aux États-Unis, qui s’est intensifiée depuis 2008, se fait-elle au détriment de l’environnement et de la santé humaine ?

 

Selon les informations publiées par le New York Times, la réponse est clairement oui.

 

 

En témoigne le titre du dossier publié sur le site Internet du journal : " Une réglementation laxiste pendant que l’eau polluée des puits de gaz  frappe les rivières "

Le dossier publié par le quotidien américain, basé sur de nombreuses interviews et la consultation de milliers de documents, étaye ses assertions par des rapports de l'EPA, l'agence américaine de protection de l'environnement.

Selon cette agence, les rejets toxiques, issus de l’exploitation des gaz de schiste, ont des conséquences sur l’environnement et la santé humaine que l’on ne soupçonnait pas.

L’accusation la plus grave du journal concerne les rejets d’eaux usées : " Avec la fracturation hydraulique, un puits produit parfois plus de 4 millions de litres d’eaux usées qui contiennent souvent des sels hautement corrosifs, des cancérogènes comme le benzène et des éléments radioactifs comme le radium, tous pouvant être présents naturellement à des centaines de mètres sous le sol ".

 

Le New York Times illustre les dangers de ces rejets, au niveau de la Pennsylvanie. Les rapports de l’EPA que s’est procuré le journal, indiquent dans les eaux usées un taux de radioactivité 100 à 1 000 fois supérieur aux normes.

Toujours selon une étude de l’EPA, datant de 2009, jamais divulguée, " les eaux usées, qui sont parfois transportées jusqu’à des stations d’épuration non conçues pour les traiter, et qui sont ensuite déversées dans des rivières qui fournissent de l’eau potable, présentent des niveaux de radioactivité plus élevés que ceux connus auparavant et bien plus hauts que les niveaux considérés comme sûrs par les réglementations fédérales pour le traitement par ces stations d'épuration.". Dans cet État, ce sont plus de 800 000 personnes qui consomment l’eau potable issue du bassin versant dans lequel sont rejetées ces eaux usées.

Autre exemple, le Texas. Dans cet État, qui compte plus de 93 000 puits, les structures hospitalières ont constaté une augmentation anormale du taux d’enfants asthmatiques (25 % constatés contre une moyenne de 7 % auparavant).

Le New York Times évoque aussi la pollution de l’air. " L’état du Wyoming, par exemple, en 2009, n’a pas réussi à respecter les normes fédérales de qualité de l’air en partie en raison des émanations contenant du benzène et du toluène provenant d’environ 27 000 puits dont la grande majorité ont été forés ces cinq dernières années

 

Le quotidien dénonce aussi

- les déversements sauvages (il revient moins cher de jeter l'eau que de la traiter),

- les pressions économiques pour réduire les coûts (défaillances des bassins de stockage),

- les contributions de l'industrie gazière à certaines campagnes électorales (ce qui entraine l'autorisation de nouveaux forages),

- certains élus déclarant que la réglementation est trop contraignante envers l'industrie gazière...... Mais tout cela ne peut pas se passer en France ?

                                               N'est-ce pas ?

Quoique !

Rappelons que c’est pendant le Grenelle II que, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie et de l’Énergie, à l'époque, avait autorisé l'exploration de gaz et d’huile de schiste en France. 

 

Ainsi, les révélations du New York Times relancent un pavé dans la mare, alors que l’exploitation des gaz de schiste est déjà un enjeu économique mondial colossal.

Ci dessous, une vidéo explicative des méthodes pour l'extraction du gaz de schiste réalisée à partir du film de Josh Fox  "Gasland".

 

 

 

 

Vous pouvez aussi télécharger l'intégralité du film "Gasland" de Josh Fox sur :

http://lorgues-veillecitoyenne.over-blog.com/ext/http://www.agoravox.tv/actualites/environnement/article/gasland-fracturation-hydraulique-28931

Avec ce lien vous accédez à la page d'accueil d' AGORA VOX. Pour accéder au film, cliquez sur la phrase " Gasland, fracturation hydraulique, attention danger !!! "

 

POUR PLUS D'INFORMATIONS, NOUS VOUS CONSEILLONS DE RELIRE TOUS LES ARTICLES, CONCERNANT CE SUJET, DEPUIS LE 3 FEVRIER, SUR NOTRE BLOG.

 


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Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 18:54

666692756-gaz-de-schiste-1ere-manif-nationale-d-opposants-e La manifestation, hier, à Villeneuve de Berg a connu un succès sans précèdent. Nous vous invitons à vous reporter à vos journaux locaux et nationaux. Cette manifestation a aussi fait l'objet de reportages sur les chaînes nationales et régionales.

La mobilisation s'installe partout.

 

Mais aujourd'hui, les nouvelles viennent du Canada, pays où les travaux avaient débutés, avant que l'opposition ne se mette en place.

Il y a quelques jours, l'IRIS (Institut de Recherche et d'Informations Socio-économiques), basé à Montréal, publiait une note avec pour titre "Gaz de schiste : une filière écologique et profitable pour le Québec ?"

Cette note  démontre que le choix énergétique de l'exploitation des gaz de schiste, n'est pas justifiable dans une perspective de lutte contre les changements climatiques, ni d'indépendance énergétique. De plus, elle révèle que cette filière comporte d'importants risques pour la santé publique, en cas de contamination des eaux par des rejets industriels.

Bien qu'axée essentiellement sur l'aspect québécois, cette note comporte des éléments très importants pour le débat actuel. Elle vient surtout contrer les arguments "pour l'exploitation des gaz de schiste" développés par les compagnies pétrolières.

La mobilisation de tous, c'est bien, c'est indispensable.

Mais démonter l'argumentaire développé par les industriels est  essentiel dans le débat qui s'engage en France.

 C'est, à notre connaissance, la seule note, issue de chercheurs reconnus, qui appuie ses observations sur des événements concrets.

Nous avons tiré de cette note plusieurs remarques importantes qui vont à l'encontre des arguments de l'APGQ (Association Pétrolière et Gazière du Québec). Nul doute, qu'au niveau européen, les mêmes arguments sont avancés par les compagnies pétrolières (françaises notamment, groupées avec les compagnies américaines).

 

Les Gaz de Schiste et les fuites de méthane.

Selon une étude menée par l'Institut des Sciences de l'Environnement de l'Université du Québec, à Montréal, la filière du gaz naturel a un impact d'importance majeure en matière de changement climatique global, au même titre que les filières du charbon et du pétrole. Ces lourds impacts sont attribuables, non seulement à l'étape de la combustion, mais également aux "fuites importantes de gaz naturel (composé à 95% de méthane) observées lors de l'extraction du gaz et, en moindre partie, lors de sa distribution".

Les répercussions de la filière du gaz de schiste sur les changements climatiques sont donc beaucoup plus importantes que ce que prétendent les industriels. Ces derniers limitent leurs observations aux émissions de gaz à effet de serre, associées à la combustion du gaz naturel, laissant de côté les émissions qui ont lieu tout au long du cycle de vie de la filière du gaz de schiste, soit les étapes d'exploration, de production, de distribution et de combustion de cette ressource. Il faut savoir que les fuites de méthane non brûlé (fuites issues de la production et de la distribution) alourdissent considérablement son bilan de GES (gaz à effet serre). Ce méthane, non brulé, est, sur une période de 100 ans, 25 fois plus dommageable en matière de réchauffement planétaire que le CO2 issu de la combustion, et 72 fois plus dommageable sur 20 ans.

Ce qui fait dire à Normand Mousseau, professeur au département de physique de l'université de Montréal (dans son livre "La révolution des gaz de schiste") :

 

" Si la combustion du méthane est nettement préférable à celle du charbon et du pétrole, du point de vue de la production de gaz à effet de serre , plusieurs facteurs suggèrent que le bilan environnemental complet des gaz de shale (de schistes) pourrait s’approcher de celui du charbon, ce qui diminuerait certainement son intérêt dans la lutte contre les changements climatiques."

 

C'est bien ce que tendent à confirmer les fuites de méthane signalées un peu partout au Québec au cours de la seule phase d'exploration des derniers mois. De même que la révision, à la hausse, par l'Environmental Protection Agency des Etats Unis, des estimations d'émissions fugitives de méthane émanant des puits de gaz naturel et des gazoducs américains. Celles-ci s'avèrent deux fois plus élevées que les estimations précédentes et, dans le cas précis de la fracturation hydraulique du gaz de schiste, 9 000 fois plus élevées.

 

Pour conclure, une analyse récente suggère que l'impact climatique global du gaz de schiste pourrait être bien plus prononcé que celui du charbon et du diésel.

 

 

Les Gaz de Schiste et les coûts énergétiques.

Tout d'abord, définissons ce qu'est le REI (Rendement Energétique sur l'Investissement).

Le REI permet d’évaluer les coûts en énergie du processus de production (et/ou d’exploration, de distribution, etc.) de combustibles fossiles ou autres sources d’énergie.

Le REI est le ratio de l’énergie produite en regard de l’énergie consommée pour cette production. Plus ce ratio est faible, plus le coût énergétique d’un processus de production est élevé. 

 

Prenons un exemple :

 

En 1930, le REI du pétrole (exploration et extraction) était de 100 pour 1 ; cela voulait dire que 100 unités d'énergie étaient produites pour chaque unité d'énergie investie dans l'extraction. Pour la petite histoire, ce ration passait à 10 pour 1 en 2000. Le coût énergétique du pétrole a considérablement augmenté.

 

Les coûts énergétiques sont encore plus élevés pour les combustibles non conventionnels, tels les sables bitumineux et l’huile de schiste. Ce dernier est un combustible synthétisé à partir des substances organiques présentes dans les formations de schiste et il serait une bonne approximation pour évaluer le REI du gaz de schiste. Le REI des sables bitumineux se situe entre 4 pour 1 et 1 pour 1, tandis que celui de l’huile de schiste varie entre 2 pour 1 et 1 pour 1.

 

La hausse drastique des coûts énergétiques d’extraction combinée à l' accroissement de

la demande pose un problème de sécurité d’approvisionnement énergétique. Le fait que, pour les combustibles non conventionnels, « le coût énergétique de la production frôle la

valeur énergétique produite » nous rapproche d’un avenir où « les énergies fossiles seront exploitées plus ou moins à perte, sur le plan énergétique ».

Certains scientifiques du domaine des énergies estiment le REI nécessaire pour répondre aux

besoins de base des sociétés est de 3 pour 1, en intégrant à ce calcul les coûts d’extraction, de raffinement, de transport et d’utilisation des ressources énergétiques.

Des ratios inférieurs à ce REI minimal ne permettraient pas de maintenir les surplus d’énergie nécessaires au maintien des fonctions sociales et économiques de nos sociétés.

 

Investir dans l’exploitation de combustibles non conventionnels tels que le gaz de schiste équivaudrait donc à s’engager dans un cul-de-sac environnemental, énergétique et économique.

 

Les gaz de schiste et l'indépendance énergétique.

 

Il faut comprendre que même dans un contexte de production locale, les particuliers, l'industrie et le gouvernement devront continuer de s'approvisionner en gaz naturel auprès du secteur privé et donc d'en payer le prix exigé par les producteurs et les distributeurs. Le gaz de schiste demeurera un bien marchand et la France, comme le Québec, ne sera pas indépendante des entreprises gazières qui sont des multinationales. D'autant plus que le procédé d'extraction est probablement, encore pour longtemps, détenu par des entreprises américaines.

 

Les gaz de schiste et l'eau.

 

L’exploitation du gaz de schiste exige l’injection dans le sous sol de très grandes quantités d’eau, chargée d’ingrédients toxiques ; près de la moitié de cette eau sera définitivement perdue sous terre. L’autre moitié récupérée restera contaminée et devra être traitée avant d’être réintégrée dans le milieu naturel. Le processus de traitement sera complexe et coûteux. On ne recyclera qu'environ 80% des eaux récupérées.

Alors qui va recycler cette eau ? Les quantités seront telles qu'il faudra prévoir de nombreuses stations d'épuration. L'industrie pétrolière ne va-t-elle pas se décharger de cette charge sur les municipalités ?

 

Enjeux pour la santé.

 

Des expériences, largement diffusées aux États-Unis, démontrent l’existence de risques bien réels de contamination liés à l’exploitation du gaz de schiste. Les substances

susceptibles de pénétrer les réseaux d'eau ont des effets reconnus sur la santé, dont des irritations de la peau et des yeux et des problèmes au niveau des systèmes respiratoires,

gastro-intestinal et immunitaire. Certaines de ces substances ont également des effets sur le cerveau et le système nerveux ; d’autres sont cancérigènes.

 

Souhaitons que les expériences, vécues par les pays où cette exploitation énergétique a déjà commencé (USA et Canada), soient rapidement prises en compte par la Communauté Européenne (le Conseil de l'Union Européenne) et l'Etat français. Il n'est plus temps, comme le réclame E. Chaulet de faire intervenir des scientifiques ; c'est fait au Canada sur des bases réelles.

Il faut absolument, comme le réclame le conseiller général de Lasalle, Rémy Menviel, exiger (et non pas réclamer) "l'annulation du décret autorisant les recherches".

La fracturation hydraulique, source de tout nos maux, existe depuis des décennies. Aucune autre solution n'a été trouvée jusqu'ici et on peut penser que ce n'est pas pour demain.

Dans ces conditions, une seule décision s'impose : l'abandon de l'exploitation des gaz de schiste.

 

 John Doe

 

IRIS : L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), un institut de recherche indépendant et progressiste, a été fondé à l’automne 2000. Son équipe de chercheurs se positionne sur les grands enjeux socio-économiques de l’heure et offre ses services aux groupes communautaires et aux syndicats pour des projets de recherche spécifiques.

Institut de recherche et d’informations socio-économiques

1710 rue Beaudry, bureau 2.0 Montréal (Québec) H2L 3E7

514 789 2409 · www.iris-recherche.qc.ca

 

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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 17:32

62324119Un événement , peut-être essentiel, est intervenu, fin janvier, dans le débat sur les gaz de schiste. Peu de gens en parle, mais il risque de donner, aux dires de certains, beaucoup de facilités aux futurs exploitants de cette énergie (si on les laisse faire).

Quel est-il ?

Le 20 janvier, le Président de la République, le Premier ministre, la ministre de l'Economie, la ministre de l'Ecologie, le ministre de l'Intérieur, le ministre chargé de l'Industrie et la ministre de l'Outre-mer signaient une ordonnance visant à ''moderniser et simplifier les dispositions applicables aux exploitations minières en veillant à leur intégration dans l'environnement et à l'association des parties prenantes dans l'attribution des titres miniers", précisant que ''le nouveau code minier facilitera la valorisation des ressources du sous-sol français''. Le texte concerne notamment les hydrocarbures non conventionnels (gaz de schiste).


Reproduisons, pour la compréhension du sujet, une partie du compte-rendu du Conseil des Ministres du 19 janvier 2011 : " Cette ordonnance, prise sur le fondement de la loi du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d’allègement des procédures, est l’occasion de moderniser et de simplifier les dispositions applicables aux exploitations minières en veillant à leur intégration dans l’environnement et à l’association des parties prenantes dans l’attribution des titres miniers. Attendu depuis longtemps par la profession, le nouveau code facilitera la valorisation des ressources du sous-sol français.
Le secteur des matières premières représente, avec près de 4 500 entreprises, un chiffre d’affaires de près de 100 milliards d’euros, soit 4% du produit intérieur brut, de l’extraction minière et de la première transformation jusqu'au recyclage. ........................ Pour les matières énergétiques, elles concernent la production d’énergie géothermique, de pétrole et de gaz naturel, le stockage intermédiaire du gaz en cavité, visant à sécuriser nos approvisionnement et faire face aux pics de consommation, et le stockage géologique de CO2 dans le cadre de la lutte contre l’effet de serre.

L’élaboration de la partie réglementaire du code minier va s’engager, l’objectif étant de disposer, d’ici la fin de l’année 2011, d’un code complet ".

Comme cela, à première vue, des néophytes comme nous ne peuvent guère en tirer de conclusions. Le texte de l'ordonnance est d'ailleurs un peu rébarbatif pour nos petites facultés, mais la présentation laisse comme un sentiment de malaise. Par contre,  ce qui est intéressant à souligner, c'est la réaction de CAP 21 (mouvement politique écologique de Corinne Lepage) relayée par Geenpeace France.

Pour Corinne Lepage et son mouvement CAP 21 "l’analyse de ce texte montre en réalité que la France a décidé de brader le sous-sol et ses ressources en simplifiant les procédures et sans prendre les garanties qui s’imposent".

La Présidente de CAP 21 a déposé le 14 février 2011 un recours devant le Conseil d'Etat contre cette ordonnance. Le texte est attaqué sur le fond et sur la forme. Selon ce parti politique, l'ordonnance devait être soumise au Parlement pour ratification conformément à l'article 38 de la Constitution, ce qui n'a pas été le cas, mais il est surtout ''en parfaite contradiction avec les engagements internationaux de la France, ses engagements communautaires et ne respecte pas la charte de l'environnement adossée à la Constitution''.

L'ordonnance comporte deux parties : un projet de réforme du code minier d'ici le mois de juin et une partie législative qui le réactualise dès aujourd'hui. C'est sur cette deuxième partie que Cap 21 conteste les actes du gouvernement.

CAP 21 estime que l'ordonnance "ne renforce pas le cadre de l'exploitation au contraire elle simplifie la vie des explorateurs'' et ''ne respecte pas la Charte de l'environnement, la convention d'Aarhus (droit à l'information du public) et le principe de précaution''.

Et de lister les incohérences :

            - les permis de recherche ne nécessitent pas d'enquête publique ou de concertation,

            - le passage du permis de recherche à l'autorisation d'exploitation est facilité,

            - les documents de prospection sont non communicables au public pendant vingt ans pour les hydrocarbures,

            - les autorisations de recherche peuvent être renouvelées deux fois pour cinq ans (dix ans au total) sans mise en concurrence,

            - les autorisations existantes avant 2014 ne nécessitent pas de garanties financières,

            -  absence de sanction en cas de dommages à l'environnement ou de non respect des autorisations administratives lors de l'exploration,

            - facilités à entrer et à occuper le terrain d'autrui…

 

Pour Eric Delhaye, président délégué de CAP 21, l'annonce de suspension des explorations (voir nos articles précédents) ne constitue pas une grande avancée : ''les industriels ont accepté de décaler certaines opérations jusqu'en avril ou juin mais dans les faits, ils sont en mesure de les lancer dès aujourd'hui. Ils ont toutes les autorisations pour''.

Rappel : les opposants demandaient un moratoire, dispositif écarté le 26 janvier dernier lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale par la ministre de l'Ecologie car ''le code minier ne le permet pas''.

_________________________________________________________________________

Au niveau européen !

Ne soyons pas dupes, il est évident que tous les joint-ventures, rachats ou mouvements de capitaux entre les compagnies américaines, qui détiennent la technique, et les industriels français, visent à se positionner sur le marché européen du gaz de schiste. Lors du Conseil de l'Union Européenne, le 4 février 2011, les gaz dits non conventionnels (gaz de schiste) ont fait leur apparition dans le texte final : "afin de renforcer la sécurité de l'approvisionnement de l'Union Européenne, il conviendrait d'évaluer le potentiel dont dispose l'Europe en matière d'extraction et d'utilisation durables de ressources en combustibles fossiles conventionnels et non conventionnels (gaz de schiste et schiste bitumineux)''.

Au niveau européen, tout le monde semble convaincu que le gaz de schiste permettrait à de nombreuses régions d'accroître leur indépendance énergétique.

Le débat, en France, a prouvé que le prix à payer en termes de santé et d'environnement était exorbitant face à une rentabilité loin d'être évidente.

John Doe

 

 

 

 

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