Partager l'article ! Le "bio" : on s'interroge ?: Vous connaissez notre prudence ...
|
Vous connaissez notre prudence en ce qui concerne les extrêmes. Vous connaissez notre position pour aller vers une agriculture plus saine en évoluant, avec nos paysans, dans sa transformation progressive.
Les évolutions, pour être acceptées par tous, doivent être discutées et voulues par la plus grande majorité possible.
L’emploi à outrance des pesticides, c’est fini. Le « bio » tel qu’il est proposé par les intégristes de l’environnement, de manière à nourrir toute la population, quelle soit française, européenne ou mondiale, est impossible à grande échelle.
Et puis, est-ce que le « bio », tel qu’il est présenté, notamment à Barjac, par le Maire et son porte parole JP Jaud, et que nous trouvons dans le commerce, est si bio que cela ? L’article, que nous reproduisons ci-dessous, édité sur le blog d’ « agriculture et environnement », écrit par Gil Rivière-Wekstein, peut nous en faire douter. Il remet en question la fiabilité du discours (politiquement correct qui surfe sur l’engouement des consommateurs) des associations et des producteurs qui défendent ce type d’alimentation. Bien sur, nous sommes persuadés que la grande majorité de ces associations sont honnêtes et convaincues que leur combat est juste, mais il nous est permis de nous poser quelques questions. Notamment sur les agriculteurs qui vont s’installer sur le domaine de « la grange des près ». D’autant plus, qu’il semblerait que certains élus municipaux (donc probablement le maire) aient quelques doutes sur leur motivation et leur capacité à « faire vraiment du bio » (par mesure de discrétion, nous ne citerons pas nos sources, mais nous pourrions le faire, soyez en certains).
Souhaitons, que la population barjacoise et surtout la cantine scolaire, ne soient pas les dindons d’une farce qui consisterait à manipuler certaines municipalités dans un but mercantile. Et oui, ne soyons pas naïfs.
John Doe
L’article de Gil Rivière-Wekstein : Une association de producteurs bio encourage ses adhérents à utiliser un insecticide interdit. |
La semaine « sans pesticides » du MDRGF à peine terminée, voilà qu’un groupe de producteurs bio, soutenus par la Confédération paysanne, Nature & Progrès et les Amis de la Terre, manifeste pour exiger des pouvoir publics l’autorisation immédiate d’un... insecticide ! Comme quoi il est difficile de cultiver bio sans pesticides. Interdites en France, les formulations à base d’Azadirachta indiça (communément appelé Neem) seraient en effet indispensables à la protection sanitaire des cultures, souligne l’appel à manifestation, qui distingue arbitrairement les insecticides « naturels » des pesticides. C’est d’ailleurs ce que les arboriculteurs de l’Association Rhône-Loire de développement de l’agriculture biologique (Arbab) – également organisateurs de la manifestation – ont déclaré le 22 mars 2010, lors d’une rencontre avec des représentants du Service régional de l’alimentation de Rhône-Alpes (SRP). « Nous avons exprimé avec beaucoup de détermination que nous voulions vivre de notre activité, et que cela passait pour l’instant par l’utilisation de ces produits, particulièrement la Bouillie sulfo-calcique (BSC) et les produits à base de neem », indique un courrier relatant la rencontre, qu’A&E a pu se procurer. Daté du 23 mars 2010, ce courrier se félicite que les interlocuteurs du SRP, « MM. Marie et Courderc », aient, « semble-t-il, entendu [leur] message ». Le message n’exprimant pas uniquement le désir de pouvoir utiliser un insecticide, mais d’informer le SRP que, bien qu’interdit d’usage en France, ce produit est déjà largement utilisé par les arboriculteurs bio, qui sont bien déterminés à continuer à enfreindre la loi !
La réponse des représentants du SRP est stupéfiante. En tout cas à en croire le courrier de l’association bio. En effet, MM. Marie et Couderc auraient déclaré que la Direction régionale « pourrait faire preuve de pragmatisme et se montrer bienveillante au niveau des contrôles ». Autrement dit : fermer les yeux sur ces usages illicites ! Conclusion de l’association des producteurs bio, qui n’hésite pas à encourager les producteurs bio à ne pas respecter la loi : « Notre position est claire, nous continuerons en 2010 à utiliser ces produits. » Au moins, la répression des fraudes sait ce qui lui reste à faire ! Etonnamment, aucune association de protection des consommateurs (comme Que Choisir ou 60 millions de consommateurs) n’a relevé ce sujet, l’agriculture biologique bénéficiant d’une aveugle bienveillance. Comme s’il importait peu que les citoyens consomment des pommes bio traitées avec un insecticide interdit, de surcroît connu pour être un perturbateur endocrinien (il est notamment utilisé comme moyen de contraception en Inde [1 ] ), pour être un carcinogène génotoxique [2] , pour provoquer des atrophies sur les jeunes abeilles [3] et, enfin, des lésions dans le foie et les poumons des rats [4] . C’est ce que ces arboriculteurs bio appellent un « produit naturel peu préoccupant »!
[1] Antifertility Effects of Neem (Azadirachta indiça) Oil in Male Rats by Single Intra-Vas Administration : An Alternate Approach to Vasectomy, Shakti N. Upadhyay, Suman Dhawan, GP Tawar, Journal of Andrology, 1993.
[2] An examination of the potential « genotoxic » carcinogenicity of a biopesticide derived from the neem tree, Rosenkranz HS, Klopman G, Environ Mol Mutagen, 1995.
[3] Effets de l’huile de neem sur l’acarien Varroa et les abeilles, Peter Schenk, Anton Imdorg, Peter Fluri, Centre suisse de recherches apicoles, 2001.
[4] Biochemical effects of vepacide (from Azadirachta indica) on Wistar rats during subchronic exposure, Rahman MF, Siddiqui MK., Ecotoxicol Environ Saf., 2004.
Gil Rivière-Wekstein
PS : MDRGF : Mouvement pour les droits et le respect des générations futures
Sans déconner mais on nous prend vraiment pour des cons. Désolé de dire le mot mais là on peu plus....
Et quand à notre Maire à qui je faisais confiance, mais s'il laisse faire ce qu'il veut faire à la grange des prés mais qu'il donne sa démission, parce que je suis prêt à monter un collectif contre lui et le trainer au tribunal pour "empoissonnement" et pour tout ce que je sais sur les dessous de la grange des prés, surement une prise d'interêt.
Et oui comme quoi le monde aujourd'hui évolue.
Bonjour,
Nous vous laissons maitre de vos propos et nous laissons votre commentaire qui n'engage que votre responsabilité quant aux differentes actions que vous souhaitez entreprendre.
L'admin