Citons le Midi Libre du 2 novembre 2009, puisque pour savoir ce qui se passe à Barjac, ce journal devient semble-t-il la seule référence : « Le conseil municipal, dans son souci de défendre et d’améliorer le service public, a la volonté de mettre à disposition de la brigade des installations personnelles et professionnelles irréprochables ».
Investissement : 131000€ pour l’achat du terrain + le coût de la construction ( ?).
1 -D’abord l’amélioration du service public. Qui peut croire comme le Maire de Barjac que ce projet va « donner envie aux gendarmes de venir vivre à Barjac ». Quelque soit leur envie de venir ou de ne pas venir, ce n’est pas le désir d’habiter Barjac qui va diminuer ou augmenter les effectifs. Ceux-ci seront constants dans le meilleur des cas et s’ils doivent évoluer, ce n’est pas la « douceur » de vivre vantée par le Maire qui va influencer les décisions du ministère (les gendarmes sont nommés, ils changent, d’ailleurs, régulièrement d’affectation). De toute façon le service public prodigué par la gendarmerie tient au professionnalisme de ses effectifs (que nous saluons et respectons) et certainement pas dans la qualité de ses bureaux, même si la qualité des locaux consacrés à l’accueil et au cadre de vie des gendarmes ne doit pas être négligée.
Est-ce que cet investissement financier des barjacois va entrainer une augmentation des effectifs ? Aurons-nous, grâce à cette réalisation, la garantie d’une intervention 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 des forces de gendarmerie dans un minimum de temps ?
Un appel téléphonique qui aboutit, en cas d’urgence (cambriolage nocturne par exemple), sur la gendarmerie de Bessèges ou même à St Ambroix n’est pas la garantie d’une intervention rapide et efficace et là les gendarmes n’y sont pour rien.
Si la réponse est OUI, alors développons le projet. Si c’est NON, L'argument "amélioration du service public" tombe à l’eau.
2 -Deuxième raison avancée : la défense du service public. Qui est assez naïf pour croire que ce genre d’argument peut influencer les décisions de l’état quand celui-ci se propose de réorganiser le territoire national ou tout simplement de redéployer ou de faire des « économies » de personnel. Ce n’est pas ce genre de « cadeau » à l’état qui influence ses décisions. Nous en avons fait l’expérience avec d’autres administrations.
Evidemment, on va nous dire qu’un loyer (52600€ par an) sera payé, avec un bail de neuf ans reconductible.
Alors justement,
Quelles garanties avons-nous que la gendarmerie va rester tout ce temps à Barjac (nous ne pensons pas que casser un bail de ce genre soit un souci pour cette administration)?
Y-a-t-il eu un engagement de pris dans la durée ?
Y-a-t-il eu un engagement de pris sur les effectifs ?
Combien d’années de loyer faut-il pour amortir l’investissement ?
Si aucun engagement n’est pris par l’état, alors est-ce que ce n’est pas à lui de supporter le coût de ces installations ? Et encore, même si ces engagements sont pris, nous ne voyons pas pourquoi le contribuable barjacois devrait investir pour un service public qui va servir toute une population dépassant de loin les limites de la commune !
Somme-nous si riches que ça ? Mais peut-être, y-a-t-il eu des aides ou subventions ? Mais comme personne n’en parle, on doit supposer que non.
Que de questions dont nous subodorons les réponses !
Réponses que nous pensons peu encourageantes, mais nous ne demandons qu’à être contredits.
John Doe