Mercredi 18 février 2009
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La situation, vue de l’extérieur, ne paraît pas très reluisante.
Edouard Chaulet s’est toujours enorgueilli du fait que « sa » taxe professionnelle était conséquente.
Cela se comprend aisément ; le taux, pour la commune de Barjac, est de 16.8% (c’est vrai qu’il est conséquent !), à comparer, par exemple, avec la communauté de communes voisine (Pays de Cèze)
entre 9 et 10 %.
Faisons le point :
- Le départ du « grand ami » du Maire de Barjac, Anselm Kiefer provoque un trou au niveau de la taxe professionnelle perçue par la commune.
Nous n’en avons pas le détail, mais Edouard Chaulet a toujours mis en avant « l’énormité » de cette taxe pour justifier tous les cadeaux faits à ce Monsieur (de cela nous reparlerons).
- La délocalisation plus que probable ou déjà effective de l’usine de meubles « SHAKER »
- La mauvaise santé de « L’ARDECHOISE »
- Et l’usine d’étiquettes ?
- L’ambiance, dans le village, n’est pas plus réjouissante : de nombreux restaurants sont à vendre ; des magasins ouvrent ….. puis ferment ou changent de propriétaires ou tout simplement,
dans la plupart des cas, végètent.
A l’opposé, attirés par le discours de la municipalité qui veut « que nous soyons un village exemplaire et riche que toute la région nous envie » beaucoup tentent leur chance à Barjac et on se
retrouve avec 5 agences immobilières,
4 salons de coiffure, etc … (pour combien de temps ?)
- Sans parler des agriculteurs qui doivent subir la diabolisation de leur profession par le Maire de Barjac.
Ils sont accusés « d’être dans une logique de mort » (propos tenus à Aubenas lors du passage du film
« Nos enfants nous accuserons »).
- Quant à certains artisans, il semble que les carnets de commande soient bien vides.
Il ne faut pas être très au fait de la comptabilité municipale pour penser que tous ces événements vont, à court terme, poser des problèmes financiers à la commune de Barjac (après en avoir causé à
ceux qui vivent de l’économie barjacoise).
Déjà, on peut se poser des questions sur les promesses électorales du candidat Chaulet, notamment au niveau économique.
Nous citons :
« Barjac jouera de son renon, de ses atouts culturels, sportifs, de qualité de vie et de son expérience en matière d’aide à l’installation pour proposer aux
entreprises un pays agréable où s’installer »
(source : profession de foi de la liste de M.Chaulet aux dernières élections municipales).
Quand une entreprise cherche à s’implanter, ce qu’elle cherche avant « un pays agréable où s’installer »,
c’est une taxe professionnelle raisonnable, des voies de communication pratiques, un
accès aux nouvelles technologies performant, la possibilité de trouver sur place des personnels compétents et formés.
Nous reconnaissons que tout n’est pas de l’initiative du Maire mais il a toute sa responsabilité dans les choix stratégiques pour le village et n’oublions pas :
il est aussi Conseiller Général.
Un autre secteur qui semble, lui aussi, en régression,
le tourisme.
Peut-être pas en terme de fréquentation, mais en terme de dépenses sur la commune de Barjac.
Cela fera l’objet d’un autre article mais n’oublions pas que sans une économie touristique conséquente l’été, Barjac deviendrait une commune morte qui perdrait ses commerces de proximité et tous
les services qui en font un village vivant ; contrairement à beaucoup de ses voisins plus importants.
Nous pensons qu’il vaut mieux que les habitants d’une commune soient prospères avec une gestion humble et rigoureuse des deniers publics, plutôt qu’une municipalité dépensière dans le bling bling
et des citoyens qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.
La façade mise en place par le Maire (mairie au château – feu d’artifice – fêtes à sa gloire– etc) ne cache pas la désespérance dans laquelle se trouve nombre de nos concitoyens.
La solution passe, à notre sens, par la mutualisation des moyens par les communes (eh oui, nous en revenons aux communautés de commune).
Barjac ne peut plus « jouer » tout seul.
La taxe professionnelle doit être revue à la baisse avec un alignement sur nos voisins.
Il va bientôt y avoir pléthore de zones industrielles (pratiquement chaque village, ou à la rigueur, chaque communauté de communes veut avoir la sienne).
Il faut stopper ce phénomène et concentrer nos moyens.
D’autant plus que la suppression d’une partie de la taxe professionnelle est maintenant envisagée par l’état et que personne n’est vraiment certain de l’intégralité de son remplacement.