interet public

Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 14:59

Les réunions se multiplient en Ardèche et maintenant dans le Gard. Toujours avec des participations très fortes.

Prenons comme exemple la réunion de St Privat de Champclos, le 10 février dernier. A l'appel de la mairie et de la communauté de communes "Cèze Cévennes", cette réunion, avec peu de moyens de communication, a rassemblé une bonne centaine de personnes (ce qui est un événement en soi); en présence de notre conseiller général qui voulait probablement compenser le manque de réactivité du Conseil Général sur ce sujet (tous les conseils généraux des départements concernés ont pris publiquement une position très nette" contre", celui du Gard est un peu à la remorque, même s'il participe à la réaction juridique mise en place).

Cette réunion, animée par Joël Jolivet, chercheur au CNRS et maire de Tharaux, a largement confirmé tout ce que nous écrivions dans notre article du 3 février "Discrètement lancée en France, la course aux gaz de schiste pourrait donner au pays son indépendance énergétique, mais lui coûter un désastre écologique".

En donnant quelques éléments supplémentaires.

Tout d'abord, que le gaz ne serait récupéré qu'à hauteur de 30%. Ce qui, mis à part les problèmes de pollution provoqués par les 70% restant, est très peu du point de vue de la rentabilité.

L'accent a été mis sur la composition des produits, mélangés à l'eau et au sable, envoyés pour pulvériser la roche. Ces produits représentent 1%  de la quantité d'eau. Pour 15000 m3, cela représente 150 litres de produits chimiques. Quand on sait qu'à peine 50 % du liquide est récupéré, on a une idée de ce qui, en plus des 70 % de méthane, se diffuse dans le sous-sol et notamment dans la nappe phréatique.

Ces produits chimiques se composent de :

            biocides  (prolifération bactérienne)

            lubrifiants (pour la pénétration) - composition inconnue

            détergents et solvants (pour la récupération) - composition inconnue

La dissolution entraîne la contamination des eaux souterraines. On libère des métaux lourds comme l'arsenic, des sulfates et des nucléotides (phosphate et azote). D'autre part, le méthane est extrêmement soluble dans l'eau.

L'impact sur l'air est très important:

            le méthane est un gaz à effet de serre (21 fois plus que le CO2)

            après 3 ans, aux USA, on constate d'importantes fuites de gaz dans l'environnement

Sans parler, de la pollution créée par les gazoducs, les aqueducs et les pistes d'accès qui seraient nécessaires.

Le point le plus important de cette conférence a été celui qui a mis en avant la vallée de la Cèze. En effet notre région, notamment sur l'axe Navacelles / Les Fumades , donc la Cèze, est touchée de plein fouet (ce projet d'exploration concerne donc directement la communauté de communes "Cèze Cévennes").

Cela entraînerait pour notre région, une contamination des aquifères, une pollution de la rivière, surtout de toutes les sources, très nombreuses sur le secteur, et l'apparition de microséismes.

Pour plus d'informations, nous vous renvoyons à notre article. Dans cet article vous avez le lien pour consulter, dans son intégralité, le film "Gasland" qui montre bien les nuisances engendrées par ce type d'exploration et d'exploitation aux USA.

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Maintenant, pourquoi disons nous que "ce n'est pas nouveau !" ?

Tout d'abord, il est apparu dans les débats,  que dans notre région, des explorations pour identifier les ressources en gaz de schiste ne sont pas nouvelles. Au début des années 80, des tentatives avaient été faites. Il n'y avait pas eu de suite, à l'époque, par manque de rentabilité. Cela va bientôt faire plus de 30 ans.

 

Autre découverte. Un document sorti des archives de la DRIRE de Midi-Pyrénées (Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement) démontre, sans équivoque, que la fracturation hydraulique a déjà été utilisée en France. Cette première a eu lieu sur la commune de Franquevielle (Haute Garonne), en mars et en avril 2007, dans le cadre du "permis de Foix".

Confrontée au document, la ministre de l'environnement assure : "je ne découvre pas ça" et confirme qu'il y a "de temps en temps" des fracturations hydrauliques en France. "En général, ce sont des tentatives d'exploration", précise-t-elle. "C'est une technique qui est utilisée traditionnellement dans l'exploration" affirme-t-elle en voulant la banaliser. Ce fameux "permis de Foix" n'était-il qu'une simple tentative d'exploration ? On peut en douter.

 

Nous sommes bien là dans le cas de figure qui nous préoccupe.

A savoir, l'utilisation extrêmement néfaste pour l'environnement et la santé de cette technique, sans consultation ni information du public.

 

La ministre, se voulant probablement rassurante, explique que "ce qui (lui) pose le plus problème, c'est la multiplication des fracturations hydrauliques, en surface avec les problèmes paysagers, et en sous-sol avec les risques pour la nappe phréatique "

     Une belle manière d'évacuer le sujet.

 

John Doe

Par L'admin - Publié dans : interet public
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 12:05

Nous reproduisons, ci dessous, un article assez inquiétant,  paru sur le site internet "Enerzine.com"en date du 7 février 2011. Il semblerait que la démarche du gouvernement serait plus (+) dans l'optique de découvrir si oui ou non il y a du gaz de schiste dans le sous sol français que de se pencher sur les conséquences désastreuses, à ce jour, de l'exploitation de ce gaz.

 

Ci-dessous, reproduction de l'article :

 

 

"La France lance une inspection sur le gaz de schiste

 

Suite aux polémiques récentes concernant l'opportunité ou non d'exploiter le gaz de schiste sur le territoire français, le gouvernement a décidé de lancer une mission conjointe** afin de l'éclairer sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des hydrocarbures de roche-mère (gaz et huiles de schiste*).  

A ce jour, la France dispose d'une soixantaine de gisements pétroliers et gaziers. Ainsi, même si leur production représente 1 à 2% de la consommation, cette part a tendance à décroître. C'est pour réduire la dépendance énergétique et la facture pétrolière et gazière (plus de 9 milliards d'euros d'importations en 2009), que les pouvoirs publics accordent régulièrement des permis de recherche d'hydrocarbures.

Actuellement, trois permis de recherche sur le gaz de schiste ont été accordés par arrêtés datés du 1er mars 2010 sur une surface totale de 9 672 km2. Ces permis ont été délivrés aux compagnies Schuepbach Energy LLC d'une part (permis de Villeneuve de Berg et permis de Nant), Total E&P France et Devon Energie Montélimar SAS d'autre part (permis de Montélimar). Ils concernent les départements de l'Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l'Hérault, l'Aveyron et la Lozère.

Le gouvernement précise qu'il s'agit là "de permis de recherche, dont l'objectif est donc d'acquérir une meilleure connaissance géologique du sous-sol et d'évaluer l'existence d'un gisement et de son potentiel éventuel en tenant compte de la nécessité de respecter l'environnement."

La ministre de l'Ecologie et du Développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet qui a adressé
cette lettre de mission prévoit également d'examiner la des huiles de schiste pour lesquels des travaux d'exploration sont prévus dans l'Aisne, dans la Marne et en Seine-et-Marne.

Enfin, les ministres réuniront prochainement les entreprises disposant d'un permis de recherche afin d'examiner avec eux les calendriers industriels et leurs compatibilités avec les travaux de la mission CGIET-CGEDD."

Fin de l'article


** Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) et conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD)

* Le « gaz de schiste » et l' « huile de schiste » sont des hydrocarbures contenus dans des roches sédimentaires argileuses, situées entre 1 et 3 kilomètres de profondeur, qui sont à la fois compactes et très peu perméables. Il s'agit de gisements "non conventionnels" car piégés dans la roche et ne pouvant pas être exploités de la même manière que ceux contenus dans des roches plus perméables. L'exploitation nécessite le plus souvent des forages horizontaux et une fracturation hydraulique des roches profondes.

 

 

Commentaires :

 

 Une mission sur les conséquences de l'hydrofracturation (unique méthode d'extraction du gaz et des huiles) aurait été plus appropriée avant d'engager toute recherche et prospection.

 

John Doe

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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 19:14

Nouvelle qui reste à vérifier : la ministre de l'écologie, face à l'opposition des élus locaux concernés, aurait  suspendu les travaux de prospection du gaz de schiste.

Au moins jusqu'à l'été.

Cette décision concernerait les départements de l'Ardèche, de l'Aveyron, de la Drôme, du Gard, de l'Hérault et de la Lozère.

 

A suivre ........

 

PS : Une réunion, où des spécialistes ont largement confirmé mes articles,  parus sur notre blog, s'est tenue dernièrement à St Paul le Jeune sur ce sujet.

Les Conseils Généraux (Ardèche et Hérault), des villes importantes (Montpellier), de nombreuses communes de l'Ardèche (dont celle de St Paul le Jeune) se sont prononcés contre l'exploitation du gaz de schiste.

 

John Doe

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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 13:47

Suite à la polémique qui enfle à propos du gaz de schiste, la ministre de l'écologie est montée au front. Elle a demandé à ses services de mener une mission sur les enjeux environnementaux de l'exploitation des gaz de schiste. Un rapport intermédiaire sera rendu en avril et le rapport final en juin (impressionnant !).  

Voir notre article : "Discrètement lancée en France, la course aux gaz de schiste pourrait donner au pays son indépendance énergétique, mais lui coûter un désastre écologique" du 3 février 2011.

Citons les propos de la ministre : " Aucune autorisation de travaux sur le gaz de schiste ne sera donnée, ni même instruite, avant le résultat de cette mission". En fait, elle pose le problème en terme d'enjeu : "Est-il possible, en France, d'exploiter ces gisements proprement ? Si ce n'est pas possible, ces gisements ne seraient pas mis en exploitation.". Elle s'est aussi exprimée sur l'impact que pourrait avoir l'exploitation du gaz de schiste sur le développement des énergies renouvelables : " toute exploitation n'aurait d'intérêt que si ça fonctionnait par substitution au gaz importé, jamais en remise en cause de nos engagements en matière d'énergie renouvelable".

Tout d'abord il faut bien dire qu'affirmer que le gaz de schiste, s'il est exploité, ne fera que se substituer au gaz importé n'est pas un engagement très contraignant. Il faut savoir que nous importons 98 % de notre gaz naturel consommé et que la part correspondant à la production nationale (2 %) ne cesse de baisser. Alors, pour la production du gaz de schiste, par rapport aux propos de la ministre, il y a de la marge.

Ce qui ressort de ses déclarations, c'est qu'aucune concertation ne se fera avec les populations concernées avant le démarrage de l'exploration des sous sol par les compagnies pétrolières. Qu'en aucun cas les résultats de cette mission n'interféreront avec la dite exploration.

Deux question se posent :

            1/ Pourquoi, à l'époque où JL Borloo a signé les autorisations d'exploration, aucune étude n'a été commanditée sur l'impact écologique de l'exploitation de cette ressource ?

            2/ Pourquoi, l'exemple américain n'a-t-il pas été étudié, alors que pour l'instant et probablement pour longtemps on ne pourra exploiter ce gaz qu'avec leur mode d'extraction, l'hydrofracturation ?

Tout cela n'est pas bien clair, mérite que l'on s'y attarde et que l'on suive l'évolution de ce "problème" de très prêt. Ne nous faisons pas d'illusions, les compagnies pétrolières, comme Total, ne lâchent pas facilement un os qu'elles ont déjà commencé à ronger.

Si deux députés européens "d'Europe Ecologie Les Verts" bougent beaucoup au niveau national (ce n'est d'ailleurs pas le seul parti politique qui réagit - ce sujet provoquent des réactions chez beaucoup d'élus, qu'ils soient de droite ou de gauche),  on est assourdi par le silence "d'Europe Ecologie les Verts" au niveau de notre canton. Est-ce qu'ils sont empêtrés dans leur "négociation" avec E.Chaulet ? Il est vrai qu'un soutien au candidat "front de gauche", qui n'a jamais vraiment prouvé qu'il était un écolo convaincu tout au long de sa carrière politique, pourrait paraître bizarre aujourd'hui et passer pour de la magouille politicienne. Notons que dans ses premières réunions publiques, E.Chaulet a passé sous silence le problème des gaz de schiste. Curieux, non ?

Etant donné l'ampleur du problème, nous pensons qu'il serait souhaitable qu'un candidat "d'Europe Ecologie Les Verts" soit présent dans la campagne des cantonales.

 

John Doe

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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 17:23

Un e mail, envoyé par le Président de l'Office de Tourisme de Barjac circule actuellement. Les sujets qui y sont traités nous paraissent importants et nécessitent, à nos yeux, quelques précisions. Nous nous sommes donc adressés à l'ancien Président pour avoir son sentiment. L'actuel n'y verra probablement rien à redire puisqu'il nous invite, à la fin de son mail, à réagir "sur le net".

  L'Admin

 

E mail envoyé par le Président de l'Office de Tourisme de Barjac

  En rouge, les commentaires d'A.L..

 

Chers adhérentes, chers adhérents
et acteurs du tourisme,

La situation des acteurs du tourisme dans le Gard devient difficile et  je tiens à en témoigner en tant que Président d'Office de tourisme,  mais également comme dirigeant d'entreprises liées à l'activité touristique.

4 raisons de manifester notre mécontentement et nos doutes pour  l'avenir du tourisme dans notre région:

   1) La Fédération National des Gîtes de France, dans une querelle  technique et administrative, désactive de son site internet National  l'affichage des adhérents classés "Gîtes de France" de notre Fédération Départementale Gardoise, et ce   depuis le 14/01/2011. Alors que la cotisation payée par chaque adhérent  est départementale mais aussi nationale.
 L'outils indispensable à certaines petites structures est ainsi  supprimé en pleine période de réservation!

Cette situation est inadmissible et les adhérents gardois n'ont pas à  être les otages de ces différents entre Fédérations, Nationale et  Départementale.

 

Ce qui s'est passé : Au niveau national (gîtes de France), il a été décidé de passer la commercialisation des gîtes à une société privée. C'était loin d'être une querelle technique ou administrative, mais bien un problème de fond mettant en cause la philosophie et le fondement des gîtes de France. Il faut savoir que la majorité des gîtes se sont créés avec des deniers publics (subventions). On comprend qu'il y ait eu une vive réaction au niveau départemental. Plusieurs départements ont réagi. L'affaire a donc été portée devant les tribunaux . Avant même l'énoncé du verdict, cette semaine, les gîtes de France ont renoncé à leur projet et sont revenus au fonctionnement antérieur. Fin de l'histoire. Tout est redevenu comme avant (jusqu'à la prochaine tentative).

   2) Suite à la Réunion sur invitation du CDT et des représentants de CLéVacances du 26/01/2011, il nous est annoncé que CléVacances  n'assurera plus les classements... cette compétence sera sans doute donnée aux Offices de  Tourisme !

   La préfecture ne s'occupera plus des classements, seules les mairies  prendraient en compte les déclarations d'activités de gîte et chambre  d'hôte.

  Nos OT subissent encore une fois la pression et se verront sans doute  adjuger des tâches pour lesquels ils ne sont pas forcément formés. Et  tout cela, sans doute,
sans aucune rétribution.

 Ne va-t-on pas vers un appauvrissement de nos hébergements ruraux et  vers une perte de qualité ? au dépend d'une économie substantielle  recherchée par les pouvoirs publics vis à vis du secteur tourisme ?

 

Le CDT continue les classements du label Clévacances. En fait rien ne change. Les classements "préfecture" étant facultatifs, le CDT qui les effectuait jusqu'ici à titre gracieux a décidé de ne plus les faire et de les remettre dans les mains de la préfecture. Le CDT fait, dans ce cas de figure, une économie substantielle qu'il peut reporter sur la gestion du label Clévacances. En aucun cas, à ce jour, il n'a été demandé aux mairies et aux offices de tourisme de s'occuper de ce classement. Il faut dire que celui-ci ne servait pas à grand chose et que les seuls classements, avec label, efficaces, sont Clévacances et Gîtes de France. Par contre, ce qui reste en vigueur est l'inscription en Mairie de tout meublé existant sur la commune. Mais cela a toujours existé.

Petite remarque personnelle : j'ai toujours été pour le fait que les offices de tourisme participent aux classements pour l'obtention d'un label, quel qu'il soit, de manière à mieux connaître leur parc de locations et d'entretenir des rapports étroits avec les loueurs. Il me semble que cela fait partie des missions des offices de tourisme. Certainement plus que l'organisation de "salon", organisation qui est de la seule compétence des municipalités et des professionnels concernés.

Par expérience, je peux témoigner que le classement préfecture ne servait en aucune manière à la promotion des meublés. Il est pour le loueur parfaitement inutile.

   
3) "Pays Cévennes" joue au yoyo avec la taxe de séjour !

   Depuis 9 mois et sans aucune concertation avec la base (c'est à dire  les propriétaires de gîtes, chambres d'hôtes, campings et hôtels du  pays), une taxe de séjour
  forfaitaire inéquitable est imposée par vote des 117 communes.

   2 communes s'opposent à cette décision (Barjac et Rochegude) et 1  commune saisi le tribunal administratif pour la légalité de cette taxe > (Pont de Monvert).

   Sous la pression des acteurs du tourisme, et de nombreuses pétitions,  le Président du Pays Cévennes renonce le 28/01/2011 à la taxe de séjour  forfaitaire pour
imposer dans la hâte, le 31/01/2011 toujours sans concertation avec la base,  une taxe de séjour au réel toujours aussi INÉQUITABLE !

   En effet les structures d'hébergements classées 4 épis ou étoiles se  voient taxées à plus de 1,08€ par nuit et par adulte.
   Les non classés restent entre 0,30 et 0,40€ par adulte et par jour.

   Voila un bel exemple de logique et d'incitation à se faire déclasser.

 

Le fait qu'une taxe de séjour soit plus importante suivant le prix des locations ne me paraît pas choquant en soit. C'est même plutôt logique. Maintenant, ce qui me parait essentiel, quelque soit le mode  de calcul, c'est de donner à ce calcul le moyen de s'aligner sur les fluctuations du marché touristique. En effet, depuis quelques années, la tendance, dans notre région est à la baisse (vacances plus courtes, moins de moyens financiers, effet crise et surtout multiplication des structures). Je ne reviendrai pas, pour le cas de Barjac, sur l'incapacité de cette commune à se donner les moyens de développer une offre touristique (je ne parle pas des locations mais de ce qui peut valoriser notre région et attirer les touristes d'une manière pérenne) qui puisse la sortir de l'isolement dans laquelle elle se trouve.

Cela pourrait commencer par un Office de Tourisme réellement informé de ce qui se passe autour de lui, sur les sujets qui le concerne directement . Un office de tourisme conscient qu'il ne peut agir seul et qui s'intègre, d'une manière constructive dans les réseaux des acteurs du tourisme.

Le calcul de ce genre de taxe ne peut être rigide, car elle peut très vite, à terme, mettre certaines structures en difficulté, surtout si elle prend de l'importance.

Maintenant, que les loueurs, par leurs réactions, aient pu faire fléchir le Président du Pays des Cévennes sur le calcul au réel me paraît être le reflet d'un fonctionnement démocratique plutôt sain et c'est réjouissant.

  
D'un coté la Fédération Nationale des Gîtes de France n'assure plus sa  mission de promotion vis à vis de nos adhérents Gardois, de l'autre  CléVacances ne labéllise
plus, et Pays Cévennes réclame une taxe de séjours hors de proportion  avec les services de notre région, MAIS OU VA T ON ?

 

Il est certain, qu'avec l'Office de Barjac, on est en droit de se demander où l'on va. Deux affirmations totalement fausses (la Fédération Nationale des gîtes assure toujours sa mission de promotion et Clévacances labellise toujours) et la troisième n'est pas prouvée pour l'instant puisque pas mise en place.

 
4) Pays Cévennes et ses conseillers et consultants ont fait croire à  certains maires et à certains offices de tourisme que l'argent  "récolté" grâce à cette nouvelle taxe de séjour revalorisée, servirait bien entendu à la promotion du  pays mais aussi à la revitalisation de nos 13 OT sur le territoire.

   En fait elle servira bien à la promotion du Pays des CÉVENNES, mais pas  forcément à mettre en avant l'identité propre à chaque office de  tourisme.

   D'autre part il a été prévu, dans les 2 modes de calculs prévisionnels  de perception des taxes de séjours, que la part excédentaire, soit  environ 120 000,00€ sur les
800 000,00 perçus, serait largement distribuée à chaque OT du Pays.

   En réunions des Présidents d'OT à Myriapolis, j'ai à plusieurs reprise  exprimé des doutes sur le fait que ces 120 000€ optimistes  n'arriveraient jamais à nos OT.

  Au final, nos offices de tourisme, liens indispensables entre les  acteurs du tourisme local, les strates administratives inutiles, et nos  touristes, se retrouvent les

parents  pauvres et les dindons de la farce.
 
   Nous sommes très inquiets sur leur devenir !

 

Toute cette dernière partie n'est qu'un procès d'intention au service de la position des maires de Barjac et Rochegude. Je ne dis pas qu'il ne faut pas être attentif à ce qui va se passer, mais il y a suffisamment de maires concernés au Pays des Cévennes pour contrôler que tout se passera comme il a été dit, et que chacun assumera le travail qui correspond à sa compétence. Ne pas penser cela des maires, qui composent le Pays de Cévennes, revient à les mépriser et à mettre en doute leur capacité à assumer leur fonction.

L'avenir nous dira qui a tord et qui a raison. Ce n'est certainement pas, auhourd'hui, le Président de l'Office de Barjac qui nous le dira.


   Alors réagissez, réagissons, exprimez-vous sur le net !


   Antoine Agapitos
   Président de l'Office de Tourisme intercommunal de Barjac.

 

Pour conclure, ce mail me parait être une charge du maire de Barjac, par l'intermédiaire du Président de l'Office, contre toutes les composantes touristiques et le Pays des Cévennes, sans distinction, de manière à exister sur un thème où il est plutôt en difficulté par rapport aux structures qui l' entourent.

Les amalgames faits sont assez révélateurs. De plus en plus isolé (le départ de la mairie de St Privat de Champclos de l'Office de Barjac est significatif), se sentant à la dérive, il n'a plus que ce moyen pour exister. Cela devient un peu pathétique.

 

AL

Par L'admin - Publié dans : interet public
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