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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 12:46

Le canton de barjacDécidément, E.Chaulet nous avait habitué à des déclarations plus percutantes, plus intelligentes aussi.

 

Après la fameuse phrase d'E. Chaulet rapportée dans le midi libre du 14 février à propos de la candidature de Marc Girbon : "En bon français, il faut virer le vieux d'autant que ce sont des jeunots que j'ai battu trois fois", ce monsieur récidive dans la sortie gratuite, n'amenant rien au débat, faussement humoristique, pâle imitation des petites phrases prononcées par nos responsables politiques nationaux, démontrant une angoisse réelle devant une réélection incertaine.

Aujourd'hui, face à l'entrée des représentants du Parti Socialiste dans le débat des cantonales (Serge Dondini comme titulaire et Chantal Vinot comme suppléante),il récidive, toujours dans le Midi Libre : "Chantal Vinot, c'est une telle valse hésitation, que je préfère le cha-cha-cha".  Comprenne  qui pourra cette prose particulièrement obscure.

Mais peut-être qu'E. Chaulet est à cours d'arguments.

 Les candidats socialistes, forts "des légitimes soutiens des patrons des assemblées régionales et gardoises, Christian Bourquin et Damien Alary" (voir l'article dans le Midi Libre d'aujourd'hui) présentent une image politique plus cohérente que la sienne (que l'on soit d'accord ou non avec la philosophie du Parti Socialiste).

Le Midi Libre souligne d'ailleurs que "l'entrée en lice des socialistes lève toute ambiguïté "quant à la position de Damien Alary dont E. Chaulet se réclamait (voir son premier tract).

Ces candidatures ont le mérite d'éviter la bipolarisation du premier tour en proposant un troisième choix. La campagne électorale devient vraiment très intéressante et il semble que rien ne soit joué.

Encore faut-il que l'on évite les dérapages du genre  de celui qui est intervenu à la fin de la réunion publique d'E. Chaulet à Barjac. L'un de ses représentants, conseiller municipal à Barjac  (on ne peut pas penser qu'il s'exprimait sans l'accord de son "patron") a attaqué violemment, avec des propos injurieux, Marc Girbon. Cela a scandalisé tout le monde, même certains partisans d'E Chaulet.

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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 18:53

Le canton de barjacRappelons, pour fixer les esprits, une intervention d'E Chaulet dans le Midi Libre du 13 octobre 2009. Cette intervention devançait  et présentait son passage, le soir même, sur ARTE, dans l'émission de PPDA.

A la question de Caroline Froelig du Midi Libre :

                 "Savez-vous précisément de quoi vous allez parler, le sujet de l'émission étant le nucléaire ?"

Réponse d'E Chaulet :

                "Non ! Mais si PPDA m'interroge sur le nucléaire, il sera surpris."

La journaliste insiste :

                "Pourquoi ?"

Et là, la réponse d'E.Chaulet est édifiante quant à ses motivations écologistes :

                " Ma position n'est pas dans l'idéologie ambiante. Si tous les gens rechargent leur voiture électrique le soir, il faudra faire tourner les centrales thermiques, à fioul et on aura plus de CO2 relâché que si des voitures à essence avaient roulée. Il faut une source d'électricité sans rejet et je n'en connait pas d'autre, à part les énergies renouvelables - mais l'éolien et le photovoltaïque ne me semblent pas avoir suffisamment de capacité. Donc, le nucléaire est là. Après, la gestion des déchets est une affaire d'argent et de recherche scientifique. Et il ne faut pas prendre de retard dans le progrès. Je regrette d'ailleurs que la gauche plurielle ait en son temps abandonné le projet de surgénérateur, qui produisait notamment moins de déchets. "

Alors, si vous rencontrez un écolo dans vos déplacements sur le canton de Barjac, ne manquez pas de lui demander pourquoi son parti politique (que ce soit "les verts", "Europe Ecologie" ou les deux) cautionne un candidat affichant  des thèses à l'opposé des siennes. Mais peut-être, ne le saura-t-il pas lui-même. Ce soutien, providentiel pour la réélection d'E Chaulet,  ne sent pas très bon et ressemble bien plus à un arrangement (politicien) entre amis.

Il est encore possible, à ce jour, que les écologistes présentent un candidat ou soutiennent une personne défendant les thèses écologistes ou issue d'un parti politique plus proche par ses alliances naturelles  au niveau national et régional. Il faut rester cohérent, sinon, on n'est plus crédible.

Mais par pitié, Mesdames et Messieurs les écologistes, ne soutenez pas E.Chaulet. Le crédit que vous avez dans une grande partie de la population du canton va fondre comme neige au soleil.

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Il semblerait que l'époque soit  propice pour les compromissions de toutes sortes :

Prenons Madame Chante, suppléante d'E Chaulet. Elle s'annonce "citoyenne écologiste" et certaines de ses interventions, assez véhémentes, prouvent, sans ambigüité,  son opposition au nucléaire.  Ce positionnement est respectable et tout à son honneur. Mais alors, pourquoi ce "mariage de la carpe et du lapin" avec E Chaulet ? Une écologiste convaincue s'associant avec un défenseur du nucléaire. Qui doit-on croire ?

Comment des personnes, qui sont prêtes à passer sur l'essentiel de leur combat pour gagner, peuvent-elles inspirer de la confiance dans une campagne électorale ? Comment peuvent-elles défendre un projet commun quand elles ne sont pas d'accord sur les grands enjeux de la société française ?

Ne soyez pas dupes !

Votez, mais ne votez pas pour le couple E Chaulet/S  Chante. Ils ne sont pas crédibles.

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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 19:06

Mais comment peut-on être si naïfs devant les promesses de certains candidats quand on constate le comportement de notre conseiller général sortant.

Prenons sa participation aux réunions du conseil général. Nous avons prouvé (voir notre article du 30 janvier "ce comportement, à l'éducation nationale, entraîne la suppression des allocs !!!) que notre conseiller général  n'était pas très assidu aux dites réunions et ne participait que rarement aux délibérations. En clair, il est prouvé qu'il a été absent de novembre 2009 à novembre 2010 (source : blog du CG).

Et bien un mois et demi avant les élections cantonales, fort à propos,  il apparaît à la séance extraordinaire du Conseil Général du 4 février 2010. Et attention, il tient à marquer sa présence par une longue intervention sur, comme par hasard le sujet le plus porteur qui soit, l'environnement. Et pour bien marquer le coup, il publie le 10 février 2011, l'intégralité de ce discours dans son blog.

Nous passerons sur la qualité de l'intervention, assez incompréhensible dans l'ensemble, à la limite du lisible, dans un français approximatif. Comme si cela avait été conçu dans l'urgence.  

Mais nous nous éloignons du véritable sujet. Ce candidat, il y a 7 ans, a sollicité nos suffrages, nous a trahi en n'étant pas assidu à un poste rémunéré par nos impôts et veut donner le change juste avant l'élection en occupant un terrain qu'il a délaissé pendant de longues années.


Un deuxième exemple, encore plus flagrant. Une de ses promesses, il y a 7 ans, était la réfection du pont de Tharaux. Il est vrai que la question se posait il y a 7 ans et que nous sommes maintenant au bord de la catastrophe. Pendant 7 ans rien sur ce sujet, vital pour le canton. Et bien, le  2 décembre, après un long silence, 3 mois et demi avant les élections cantonales, sur son blog, il annonce l'imminence des travaux au pont de Tharaux avec des détails à n'en plus finir.

Si nous disons, que l'urgence, pour notre conseiller sortant, est plus de paraître avoir fait quelque chose avant l'élection que le réel souci de refaire un pont qui présente un danger pour la population du canton, tout le monde va crier au scandale.

Et pourtant, ce comportement n'est pas nouveau. Tout le monde, à Barjac, sait bien qu'avant toute élection municipale, c'est le moment pour demander des faveurs au maire. Et ça marche. Le principe est le même au niveau des cantonales.

Il est important de faire du vent pendant les quelques mois qui précèdent les élections, d'occuper le terrain,  pour faire oublier l'absence de réalisations importantes pour le canton pendant la durée du mandat confié par les électeurs..

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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 20:35

Nous avons déjà abordé ce sujet.

Dans notre article du 24 septembre 2010 «  la langue de bois d’E.Chaulet » et AL dans son article du  4 février 2011 « quand le président de l’office de tourisme parle tourisme », le sujet était abordé. Non pas pour débattre de la façon dont est calculée cette taxe, mais pour analyser l’impact de sa répartition pour un meilleur développement de la politique touristique du Pays des Cévennes relayé par les offices de tourisme.

Il est certain que toute promotion touristique, quelle qu’elle soit, demande des financements.

Pour ce qui nous concerne, nous ne sommes pas d’accord sur l’instauration de cette taxe, d’autres financements existants déjà (voir notre article du 28 janvier 2011 « des taxes, toujours des taxes »).

Mais bon ! Cette taxe existe. Elle est devenue un élément déterminant de la politique touristique du Pays des Cévennes et des communes qui le composent.

Reste le grand débat qui préoccupe tous les loueurs et les élus du Pays des Cévennes : le calcul de la taxe, forfaitaire ou au réel (*) ?

N’étant pas loueur nous-mêmes, nous nous étions bien gardés de prendre position sur tel ou tel mode de calcul. Surtout que quel qu’il soit, il nous paraissait être ressenti de manière différente suivant les structures touristiques auxquelles il s’appliquait.

Mais aujourd’hui, le débat est relancé par un article conséquent, dans le Midi Libre, article inspiré par Madame Chantal Vinot (maire de Méjannes le Clap) er Monsieur Bernard Raoux (maire de St Privat de Champclos ).

A la lecture de cet article, on constate que le débat sur le mode de calcul va bien au-delà du simple intérêt financier. Le choix du mode de calcul peut remettre en question, toujours d’après l’article, toute la politique touristique du Pays des Cévennes.

Malgré la décision d’adopter le mode de calcul au réel, il semble bien que le débat ne soit pas clos.

Nous reproduisons ci-dessous l’article de René Diez (Midi Libre) qui ne nous en voudra pas, nous l’espérons, pour cette publicité.

«  Le Pays Cévennes déclare forfait sur la taxe de séjour

Un pas en avant, deux en arrière. Les élus du Pays des Cévennes (117 communes) avaient décidé à la quasi unanimité en mars dernier, de changer le mode de calcul de la taxe de séjour, acquittée par les vacanciers passant du réel au forfait. Jeudi soir, moins d'un an après, les mêmes ont voté le retour à la case départ dont Chantal Vinot, maire de Méjannes-le-Clap et Bernard Raoux, son collègue de Saint-Privat-de-Chamclos, «   par solidarité », non par conviction.

Tous deux sont très contrariés que la levée de boucliers de 300 professionnels sur 1 500 ait recalé le forfait. « Par manque d'information voire de désinformation ». Selon Bernard Raoux, « on a créé une usine à gaz ingérable et incontrôlable. » Chantal Vinot regrette qu'on « laisse tomber
l'extraordinaire travail de
promotion touristique mis en place par le pays Cévennes. On s'était donné les moyens de revaloriser le tourisme. On va continuer à ronronner. »

Aucune des 66 communes qui percevaient cette taxe ne perdra au change. Désormais collecteur, le syndicat mixte du Pays Cévennes, reversera au centime près la somme figurant sur leur compte administratif. Mieux, celles qui ne l'avaient pas instauré se verront attribuer 10 000 euros à l'année au travers de leurs communautés de communes. Le manque à gagner est pour le Pays Cévennes déplore le maire de Méjannes-le-Clap, « au moins 200 000 euros », destinés à 'vendre' l'image et l'attrait du territoire. « Autant dire que tout le monde aura à en pâtir. »

Chantal Vinot en convient, le forfait « est un peu plus cher, environ 1,12 € par nuitée. Pour un séjour de deux semaines à deux personnes cela représente 25 € . En contrepartie, les touristes bénéficient de l'environnement qu'avec leur apport nous ne cessons d'améliorer et d'embellir. »

Bernard Raoux ne manque pas lui aussi d'exemples pour étayer son argumentaire : « L'un des propriétaires de camping qui a mené la fronde contre le forfait demandait à ses clients de s'acquitter au réel de 0,90 € par jour alors que le taux maximum est de 0,55 €, il était donc hors la loi. » Le maire de Saint-Privat-de-Champclos va aussi répondre « à la vingtaine de professionnels mécontents qui m'ont écrit pour leur expliquer qu'un résident d'un emplacement à l'année dans un camping qui payait au forfait 62 € de taxe, devra débourser au réel, 172 € . » Ce qui est sûr c'est que le vacancier continuera à mettre la main à la poche.

 
RENÉ DIEZ 
»

 

Le débat reste donc ouvert et nous comptons sur vous pour y participer. N’hésitez pas à laisser vos commentaires.

(*) Réel ou forfait « qu’es aco » ? (tiré du Midi Libre du 12 février 2011)

La taxe de séjour est perçue par l’intermédiaire des logeurs qui la versent ensuite, sous leur responsabilité, dans la caisse du « Pays Cévennes » qui vient de fixer par délibération les tarifs établis selon la nature des hébergements de 0.20 à 1 euro par jour.

Dans le cadre du forfait, les logeurs adressent chaque année une déclaration indiquant la période de location et la capacité d’accueil qui sert de base au calcul de la taxe (¤).

Au réel, les logeurs doivent afficher le tarif de la taxe de séjour qui figure également sur la facture remise au client, tenir un registre avec le nombre de personnes et de jours, le montant de la taxe perçue avec éventuellement les motifs d’exonération.  Le Pays des Cévennes a aussi prévu des contrôles car des sanctions pour défaut de déclaration et des pénalités pour retard de paiement peuvent être infligées.

(¤) Il nous semble que dans la première version, les critères de calcul étaient imposés aux logeurs ?

 

_______________________________________________________________________

Toujours à propos de ce sujet, pour le moins brûlant, Le Midi Libre du 12 février relate deux réactions politiques de Bernard Raoux.

La première intitulée : « Contradictions ».

            « Edouard Chaulet puis Pierre Chante, maires de Barjac et Rochegude, ont été parmi les rares maires à monter au créneau contre la proposition du Pays des Cévennes, au printemps 2010, au motif que la taxe de séjour forfaitaire entraînerait une augmentation sensible des taxes versées par les petits hébergeurs et pénaliserait le développement touristique. Aussi Bernard Raoux s’étonne que le conseiller général ait défendu au conseil général, l’idée d’instaurer une taxe départementale d’un montant légal de 10% pour donner un coup de fouet au tourisme départemental. »

La seconde intitulée : « Compétence ».

            « Le maire de St Privat de Champclos se souvient qu’en décembre dernier, le premier magistrat de Barjac, rappelait que sa commune n’avait pas transféré sa compétence tourisme et économique au Pays des Cévennes et qu’en 2011, la taxe de séjour se paierait à la commune comme auparavant pour les loueurs barjacois. Non encarté, Bernard Raoux déplore que la politique politicienne ait peut être joué un rôle dans cette affaire. »

Quand on vous dit que le débat est ouvert !

Mais admettez, qu’un débat entre trois maires du canton, dont deux sont dans l’intercommunalité « Cèze Cévennes » et dont l’autre, bien que conseiller général du dit canton, est à l’extérieur de cette intercommunalité, cela fait désordre et n’augure pas d’une campagne électorale sereine pour les cantonales

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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 18:33

Même Total !  Son patron, Christophe de Margerie,  affirme être "agacé" par la polémique lancée par les écologistes (comme si il n'y avait qu'eux ! S'il y a bien un sujet qui fait l'unanimité politique parmi nos élus et la population, c'est bien celui là.). Il affirme, sans rire  (on suppose) : "on ne sait pas s'il y a des gaz de schiste en France, c'est bien de parler des problèmes que cela peut poser, si un jour il y en a,  mais aujourd'hui, il n'y en a pas ". Il poursuit, en parlant des explorations déjà engagées : " Ce ne sont pas des forages d'exploration, ce sont des forages verticaux, sans injection de quoi que ce soit, qui permettent d'aller reconnaître le sous-sol »  (il faut croire que reconnaître le sous-sol, ce n’est pas l’explorer ???). Si tout cela n'était pas une catastrophe écologique majeure en devenir, on serait plié de rire. Un parfait exemple de langue de bois et de mauvaise foi.

Sur RMC, Claude Allègre (géochimiste), qui n'est pas réputé pour son soutien à la cause écologique, a déclaré que l'exploitation du gaz de schiste était sale et qu'il n'y était pas favorable (sale, favorable, qu’en termes subtiles, ces choses là sont dites).

Mais, revenons à la réaction de la ministre de l’écologie.

Répondant à la question d’une députée, celle-ci a précisé : « nous confions (…..)  aux conseils généraux de l’industrie et de l’environnement -1-,  une mission pour évaluer les enjeux, et d’abord les enjeux environnementaux, des gaz de schiste » (voir notre article du 7 février 2011 – gaz de schiste : c’est loin d’être fini !).

Par ailleurs, elle reconnait : « il y a eu une sous-évaluation des inquiétudes environnementales au moment de l’attribution des autorisations d’exploitation » (Bravo M.Borloo ! Incompétence, cynisme ou intérêt ?) et précise : « l’exploitation n’est cependant pas autorisée, rien ne nous y oblige, et si on ne veut pas l’autoriser, on ne le fera pas ». Elle termine par cette affirmation : « il n’est pas question d’exploiter les gaz de schiste comme aux Etats Unis ».

Une petite remarque quand même, mais d’importance. Le code minier interdit tout moratoire au sujet des contrats passés concernant les permis d’exploration du gaz de schiste. C’est l’argument du ministère pour justifier son attitude. Il n’en sera pas de même pour les permis d’exploitation qui, eux, ne sont pas encore attribués. Là, le ministère ne pourra pas s’abriter derrière cette excuse.

Revenant sur la mission confiée aux conseils généraux de l’industrie et de l’environnement, elle affirme qu’ « aucune autorisation de travaux sur le gaz de schiste ne sera donnée, ni même instruite avant le résultat de cette mission ».

Elle définit l’enjeu comme étant le suivant : « l’enjeu est très simple : est-il possible en France, d’exploiter ces gisements (….) proprement ?  …..  Si ce n’est pas possible, ces gisements ne seraient pas mis en exploitation ».

Les organisations écologistes, dans leur ensemble, accueillent, plutôt favorablement,  ces prises de position, considérant cela comme un répit.

Mais, il y a lieu de rester très vigilants, en effet la création d’une mission fait toujours douter.

D’abord, il est peu probable que les industriels, détenteurs des permis de recherche, ne se battent pas pour exploiter  cette nouvelle source d’énergie.

Les enjeux financiers doivent être colossaux.

Une réunion avait lieu entre les ministres de l’environnement et de l’énergie, jeudi dernier (à la fin de cet article, nous reproduisons le compte rendu de cette réunion -2-),  et l’on voit bien, ne serait-ce que parce qu’ils ont demandé une prolongation du temps d’exploration égale au retard que leur fait prendre la mission, qu’ils n’ont aucunement  l’intention de lâcher prise.

C'est donc aux citoyens, aux  associations de défense de l'environnement et aux politiques soucieux de l'avenir de notre planète de continuer d'expliquer, de sensibiliser.

 

Il faudra surtout être très attentif à l’évolution de la situation

pendant  les six prochains mois.

 

John Doe

-1-  Qui participera à cette mission ?
- des membres du CGIET (Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies)  : "le CGIET - ndlr : sous la présidence du ministre de l'industrie -  comprend des membres permanents : ingénieurs généraux des mines (IGM) et contrôleurs généraux économiques et financiers (CGEFI) affectés au CGIET, et des membres associés nommés pour trois ans par le ministre chargé de l'économie sur proposition du vice-président. Il comprend également des chargés de mission...."

des membres du CGEDD (conseil général de l’Environnement et du Développement durable). Ce CGEDD "a pour mission d’informer et de conseiller les pouvoirs publics, d’inspecter, d’auditer et d’évaluer les services et organismes chargés de mission de service public, dans les domaines de ses compétences. Il est placé sous l’autorité du ministre chargé de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable, et de la Mer qui le préside".

 

 

 

-2- Compte rendu de la réunion :

 

Les industriels détenteurs de permis de recherche (*) de gaz ou d'huiles de roche-mère, aussi appelés gaz et huiles de schiste ont été reçus jeudi par les ministres de l'écologie (Nathalie Kosciusko-Morizet) et de l'énergie (Eric Besson).

Ont participé à cette rencontre les représentants de :

  •  Schuepbach Energy LLC pour la recherche de gaz dans les départements de l'Ardèche, du Gard, de l'Hérault, de l'Aveyron et de la Lozère, et Total Gas Shale Europe pour les départements de l'Ardèche, de la Drôme, du Vaucluse, du Gard et de l'Hérault,
  • Toreador Energy France associé à Hess Oil France pour la recherche d'huiles dans les départements de Seine-et-Marne, de l'Aisne, de l'Aube et de la Marne, et Vermilion Rep pour le département de Seine-et-Marne.
  • Gdf Suez était également représenté au titre de ses négociations avancées avec Schuepbach Energy LLC.


Les ministres ont pris connaissance de l'avancement des travaux d'exploration planifiés par les industriels.

Il en ressort que pour Schuepbach Energy LLC, 2 forages sont prévus en octobre 2011 mais les opérations demandent des préparatifs (juridiques, techniques, financiers, etc.) dès le mois de mars.

Ensuite, pour Total Gas Shale Europe un premier forage doit débuter en 2012 pour une demande des préparatifs dès septembre 2011.

Après, Toreador Energy France et Hess Oil France prévoient le forage de 3 puits verticaux, le premier dès le mois de mars 2011 sur le permis de Château-Thierry avec possibilité de test ultérieur de fracturation hydraulique, les travaux étant encadrés par trois arrêtés préfectoraux du 12 octobre 2010 ; le forage d'un puit vertical sur le permis de Mairy, le dossier d'ouverture des travaux étant à l'instruction depuis le 17 janvier 2011,

Enfin, Vermilion Rep, a prévu un test fin février 2011 de fracturation hydraulique sur 3 puits existants des concessions de Donnemarie, Champotran et Chaunoy (hydrocarbures conventionnels), les travaux étant chacun encadrés par un arrêté préfectoral du 4 février 2009 ; un carottage par forage d'un nouveau puits sur la concession de Champotran, les travaux étant encadrés par le même arrêté ; un carottage par forage d'un nouveau puits vertical sur le permis de Saint-Just-en-Brie, le dossier d'ouverture des travaux étant à l'instruction depuis 1er février 2011. Cette entreprise a par ailleurs une production inférieure à 10 m3 par jour d'huiles de roche-mère à partir de 2 puits en Seine-et-Marne ayant fait l'objet de test terminé de fracturation hydraulique.

Les ministres ont informé les industriels de la mission qu'ils ont confiée conjointement au Conseil Général de l'Industrie, de l'Énergie et des Technologies (CGIET) et au Conseil Général de l'Environnement et du Développement Durable (CGEDD) afin d'éclairer le gouvernement sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des hydrocarbures de roche-mère (gaz et huiles de schiste). Un rapport d'étape doit être remis pour le 15 avril 2011 et le rapport final pour le 31 mai 2011. Les rapports seront rendus publics et les conclusions en seront tirées avant fin juin 2011.

 Il a été décidé conjointement :

 

  • pour Schuepbach Energy LLC et Total, de n'entreprendre aucun forage et plus généralement aucune opération technique de terrain avant que les conclusions du rapport de la mission CGIET-CGEDD ne soient tirées,
  • pour Toreador Energy France et Hess Oil France, et Vermilion Rep, de différer le forage des puits après la remise du rapport d'étape et de n'entreprendre aucune fracturation hydraulique avant que les conclusions du rapport final de la mission précitée ne soient tirées.

Les ministres ont pris acte de l'intérêt des industriels pour une éventuelle prolongation de la durée des permis d'exploration afin de prendre en compte ces décisions. Les industriels se sont également engagés à pleinement coopérer avec la mission CGIET-CGEDD, ainsi qu'à prolonger et à approfondir le dialogue avec les élus et la population en amont de leurs travaux sous des formes qu'ils préciseront prochainement.

Une réunion du même acabit sera organisée immédiatement après la remise du rapport d'étape et une autre après la remise du rapport final.

« Je me réjouis de l'état d'esprit coopératif dont ont témoigné les industriels. Face à ce nouveau défi, nous nous posons de nouvelles questions et je suis confiant dans l'aptitude de la mission à identifier les réponses qui s'imposent » a déclaré Eric Besson.

Pour sa part, Nathalie Kosciusko-Morizet a conclu : « Nous avons pu obtenir un consensus de l'ensemble des acteurs présents pour suspendre les travaux d'exploration des gaz de schiste et de fracturation hydraulique et pour mieux associer les élus et la population. »

(*) Les permis de recherche sont des permis d'exploration dont l'objectif est d'acquérir une meilleure connaissance géologique du sous-sol et d'évaluer l'existence d'un gisement et de son potentiel éventuel en tenant compte de la nécessité de respecter l'environnement. Ces permis font tous l'objet d'une information publique.

 

 

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