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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 15:31
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Economiquement, c’est un coup dur pour le canton de Barjac. L’effondrement qui a coupé la RD 980 entre Barjac et Goudargues va plomber l’économie barjacoise. C’est tout d’abord ceux qui font le trajet vers la vallée du Rhône (que ce soit tous les jours ou toutes les semaines) qui paient un lourd tribu sous forme de fatigue, de perte de temps et d’argent  suite à cette situation.

Nous ne nous étendrons pas sur les difficultés pour le transport des marchandises et l’accès à la gare TGV d’Avignon.

Cet été un problème plus grave va se poser. Les sites touristiques majeurs que sont Aiguèze, La Roque/Cèze, les Cascades du Sautadet, Goudargues, les premières appellations « Côtes du Rhône », la partie gardoise de la vallée du Rhône, des villes comme Avignon, Orange, Montélimar  seront beaucoup moins accessibles  aux touristes fréquentant notre région. Les gorges de la Cèze ne seront plus faisables ; le parcours Barjac – Goudargues avait un attrait touristique indéniable.

Nous sommes dans une situation qui est la conséquence d’un événement naturel. C’est un fait.

Maintenant que va-t-il se passer ?

Cette semaine, deux articles dans le Midi Libre et sur le blog d’E.Chaulet  nous laissent songeurs.

Tout d’abord, tout le monde sait que la responsabilité des routes dites « départementales » est à la charge du Conseil Général (CG). A partir de là, on peut s’étonner du manque de motivation du conseiller général du canton de Barjac, canton qui n’a pas l’éboulement sur son territoire mais qui est probablement le plus touché au niveau des conséquences humaines et économiques. Jusqu’ici, il nous semble qu’il ne fait « qu’ouvrir le parapluie ». En effet à part se dire « inquiet », affirmer que le CG attache la plus grande importance à cet événement, interroger son homologue responsable des routes  et  préciser que ce sera très long, pas d’initiatives.

Que la nature des travaux ne permette pas la précipitation, on le conçoit. Mais, il est « un peu fort de café » de constater qu’un élu du conseil général s’abrite derrière les protocoles des marchés publics pour justifier la longueur des travaux. Dans des circonstances exceptionnelles qui perturbent  gravement la vie des habitants d’une région (en l’occurrence, notre canton) il serait logique que notre conseiller général monte aux créneaux pour accélérer les dites procédures. Il y a une différence entre l’aménagement d’un rond point et le rétablissement d’une artère vitale pour la région. Il nous semble que le deuxième mérite que l’on simplifie la bureaucratie.

En fait, notre élu ne fait que se protéger. La preuve en est que le premier article du Midi Libre ne lui convenant pas,  Il  l’a fait corriger le lendemain. Il a fait préciser que c’était à son initiative que le responsable des routes du CG s’exprimait et a fait en sorte que ce soit celui-ci qui en assume les délais et le choix de la solution.

D’ailleurs, à ce sujet, nous souhaiterions plus de précision. Il semblerait que l’étude ait déjà été faite, puisqu’il est écrit qu’il en résulte deux solutions. Donc il n’y a plus qu’un choix à faire et à diligenter une entreprise pour commencer les travaux. Nous simplifions peut être, mais il nous semble que l’échéance de septembre pourrait être rapprochée.

Au fait, l’échéance de septembre indiquée dans les articles, c’est la fin des travaux ou le début ?

D’autre part, nous tenons à exprimer notre attachement aux paysages des gorges de la Cèze et toute solution qui défigurerait cette partie des gorges  serait, à notre sens une hérésie.

Des routes de gorges de ce type, il en existe des centaines en France et on les conserve précieusement. Elles font partie de nos paysages et de nos atouts touristiques (important pour la beauté de la liaison Barjac - Goudargues).

 

John Doe 

Par Les Corbeaux Roses - Publié dans : interet public
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 16:00

thb_112_taxe-fonciere-exonerations.jpg Comment cela va-t-il se passer ?

Des simulations vont être faites.

Les premières simulations seront mises en ligne sur le site internet du ministère avant le 16 janvier.

Un courrier des ministres de l’Economie et de l’Intérieur sera adressé, avant la fin janvier, à l’ensemble des maires, des présidents de conseil général et des présidents de conseil régional, afin de leur apporter une information « aussi complète que possible » sur les conséquences de la réforme.

Cette année, la date limite du vote des budgets et des taxes a été reportée au 15 avril.

« Avant le 1er juin, le Gouvernement doit transmettre à l’Assemblée Nationale et au Sénat, un rapport représentant, par catégorie de collectivités et pour chaque collectivité, des simulations détaillées des recettes ainsi qu’une estimation de leur variation à court, moyen et long terme, en application de la réforme des finances locales engagée par la loi de finances ».

« Au vue de ce rapport, et avant le 31 juillet 2010, la loi précise et adapte le dispositif de répartition des ressources des collectivités territoriales ».

Ensuite se posera le problème de « l’évolution des ressources des collectivités territoriales rendues nécessaires par les modifications de leurs compétences ».

Il faut savoir aussi qu’à partir de 2011, les collectivités vont percevoir des impôts qui étaient jusqu’ici nationaux, comme la taxe sur les surfaces commerciales et la taxe sur les réseaux.

Comme on le voit, cela sera très compliqué et l’on compte sur l’équipe municipale de Barjac et le Maire pour nous tenir au courant des évolutions, au travers des réunions du Conseil Municipal. Nul doute qu’ils auront à cœur d’informer la population sur le devenir d’une partie des revenus de la commune. D’autant plus, qu’à notre sens, l’économie barjacoise ne pourra évoluer que par l’installation d’entreprises de service (tertiaire) fortement concernées par la nouvelle taxe.

Pour terminer, un des arguments avancé par l’opposition est : qu’il serait possible que la baisse (s’il y a lieu) de la fiscalité sur les entreprises va « obliger » les élus à augmenter, en compensation, la fiscalité sur les ménages. Il est clair que cette réforme va demander une transparence totale de la part des élus et surtout une information détaillée des revenus des communes. 

Sans vouloir faire de procès, il est évident que le regroupement des impôts et taxes sur la même ligne dans la revue municipale2008 de  Barjac, ne va pas dans le bon sens. On nous dira que les comptes de la commune sont à la disposition de tout citoyen. Mais quand même, pourquoi, tout à coup, regrouper les informations de manière à ce qu’elles ne soient plus lisibles, dans une publication destinée au plus grand nombre (revue municipale) ?

De toute façon, c’est la publication de ces chiffres, dans le détail, avec comparaison par rapport aux années précédentes, qui  confirmeront ou infirmeront  les dires des uns et des autres. Toute dissimulation, d’un côté comme de l’autre serait révélatrice.

John Doe

 

 

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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 07:47
PICT0001-copie-1.jpgOn va encore nous dire que l’on fait une fixation sur E.Chaulet ! Mais, les barjacois eux-mêmes font en sorte de nous communiquer leurs problèmes avec la municipalité. Le dernier en date concerne les emplacements réservés aux handicapés et la suppression de la plateforme poubelle au Pradet.

Voilà les faits :

1/ Lors du conseil municipal du 30 juin 2009, Mr Xxxxxxx Xxxxx intervient pour obtenir des emplacements supplémentaires pour les handicapés place du 8 mai, accessibles les jours de marché, et signale la difficulté qu’ont les personnes, sans véhicule, pour aller à la déchetterie, suite au déplacement des containers du Pradet.

2/ Le 17 juillet, compte rendu du conseil dans le Midi Libre (nous reproduisons l’article) :

«  La parole est ensuite donnée au public. Xxxxxxx Xxxxx  demande un emplacement supplémentaire pour les handicapés notamment place du 8 mai. La demande est prise en compte.

Le Maire rappelle que de tels emplacement existent  devant le cinéma, l’ancienne mairie, place Haute Fontaine, place Joseph Comte, deux à la Lisette, deux privés pour la pharmacie.

Xxxxxxx Xxxxx signale également la difficulté qu’ont les personnes sans véhicule pour aller à la déchetterie, suite au déplacement des containers à verre du Pradet. Le conseil va réfléchir pour trouver une solution.  »

3/ Suite à ce compte rendu, Mr Xxxxxxx Xxxxx, constatant que celui-ci ne correspond pas à ce qui s’est dit réellement, fait une lettre au Maire de Barjac.

Lettre que nous reproduisons intégralement et exactement (une copie est en notre possession, nous la tenons à la disposition de toute personne en faisant la demande)

Voici la lettre en date du 29 juillet 2009:

«  Monsieur le Maire

Dans le Compte-rendu de réunion du Conseil Municipal affiché à la grille habituelle, et l’article paru dans la presse, Midi Libre du 17 juillet 2009, concernant l’intervention de Xxxxxxx Xxxxx, Quelques lignes sont portées manquantes.

Il s’agit sans doute d’un défaut d’imprimerie, ou bien faute de l’ordinateur. (Ce sont très souvent les réponses classiques en pareil cas ;)

Je n’ose pas penser que ce soit fait intentionnellement mais cela modifie complètement le sens de la demande.

La demande : Depuis le début Mai 2009, avec le déplacement d’une partie du marché de la Place du 8 Mai vers la Lisette, les 2 (deux) emplacements du bas de la Lisette sont supprimés les jours de marché. Ce qui porte donc à 3 (trois) emplacements réservés aux handicapés de supprimés les jours de marché en tenant compte de celui qui est situé Place Joseph Comte, (celui-ci étant supprimé depuis longtemps déjà les jours de marché.)

Il est donc demandé que des emplacements réservés soient créés Place du 8 Mai. Les seuls qui seront à proximité du marché puisque ceux de l’esplanade ou place Haute Fontaine ne sont pas des plus rapprochés c'est-à-dire pas très adaptés à la situation du vendredi.

Dans leur troisième mandat d’élu au sein du Conseil Municipal, certains conseillers ont l’air d’ignorer que les emplacements existants contre la pharmacie sont sur terrain privé et de ce fait réservés par simple logique aux clients de la pharmacie.

J’ai fait une première remarque le vendredi  8 Mai, concernant la suppression des emplacements au bas de la Lisette.

Réponse de l’élu chargé du marché : les emplacements sont toujours laissés libres, alors qu’il fait lui-même placer des marchands sur ces dits emplacements.

Nous sommes fin juillet, Trois mois que le marché a été déplacé ou sont les emplacements promis ? les ayants droit se sentent un peu bafoués. N’oublions pas que ce qui leur arrive ; aucun de nous n’est à l’abri un jour de se trouver dans la même situation. Ce sont pourtant des électeurs qui paient des impôts (Directs ou Indirects)

N’aurait-il pas été beaucoup plus respectueux à leur égard de tracer ces emplacements avant le déplacement du marché, soit courant avril.

Concernant la suppression de la plateforme poubelle au Pradet, le sens de la réclamation a été également modifié après qu’une partie de celle-ci se soit trouvée oubliée.

La déchetterie se trouve à peu de distance au dire de Monsieur le Maire. C’est vrai en effet.

Cet emplacement était très pratique, les personnes allant au Super marché pouvaient sans problème majeur déposer au passage : bouteilles ou autre. La déchetterie se trouvant à 1km500 de là, soit 3 km aller retour pour les personnes âgées, avec quelques difficultés à se déplacer à pied, sur une certaine distance ne conduisant pas, 3 km à pied en tirant un cabas à roulettes, ou une petite remorque, c’est peu être un peu dur, compte tenu qu’il y a maintenant un horaire à respecter.

Pour ceux qui possèdent une voiture, cela correspond pour eux de dépenser un peu plus de carburant. Pour les revenus moyens ce n’est pas une affaire dramatique, pour les petits revenus ce n’est pas bon pour le porte monnaie.

En tout les cas ce n’est pas bon pour la planète. Et le Bio ?

Comptant sur votre équité pour régulariser au plutôt, les différentes anomalies citées dans ce courrier,

Veuillez, Monsieur le Maire et Conseiller Général, agréer l’expression de mes respectueux sentiments.

Xxxxxxx Xxxxx   »

4/ Depuis, à part une vague réponse orale peu convaincante ………..  apparemment  rien

Cela nous rappelle une histoire : Il y a quelques années, pour se débarrasser des « encombrants » (gros ménager, sommier, matériels divers que l’on ne pouvait transporter soi-même), la Mairie de Barjac organisait un ramassage. On s’inscrivait en Mairie et lorsqu’il y avait suffisamment  de matière à collecter, la Mairie passait avec un camion dans chaque maison concernée. C’était écologique (beaucoup moins de voyages) et cela permettait surtout aux personnes qui étaient dans l’incapacité de transporter des objets volumineux (personnes âgées, personnes n’ayant pas de moyens de transport adaptés) de se débarrasser de leurs « encombrants ». A la création de la déchetterie, ce service public  a été supprimé par la Mairie, malgré, on s’en doute, une forte opposition. On se retrouve, à peu près, dans le même cas de figure pour la suppression des bennes au Pradet.

Les corbeaux roses

Par Admin - Publié dans : interet public
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 21:54

Une info confirmée il y a quelques jours : l'administration a avalisé le projet de grande mégapole économique pour le nord du Gard.

Nous connaissons tous le désir, depuis quelques années maintenant, du député maire d'Alès Max ROUSTAN, de voir sur le Gard une grande mégapole économique. Il a, lors d'un précédent article dans le midi libre, exprimé son désir de développer un axe Alès - Pont Saint Esprit passant bien évidemment par la Vallée de la Cèze.

Et bien, c’est fait. Une grande mégalopole vient de voir le jour (tout au moins sur papier). Les trois villes principales seront : Nîmes, Alès et Pont Saint Esprit. On peut penser qu’à l’avenir tout le pouvoir, toutes les décisions demandant des subventions importantes touchant l’économie, le tourisme, l’urbanisme etc .., passeront par les décideurs de ces trois villes.

On peut, à se titre, se demander quelles seront les compétences de cette nouvelle entité. Que vont devenir les structures telles que les départements, les communautés d’agglo, les communautés de communes et les communes. Que leur restera-t-il comme compétences ?

Quel avenir pour les « Pays » (notamment le Pays des Cévennes) qui se trouveront géographiquement à l’intérieur et à l’extérieur de cette mégapole ?

Toutes ces structures existeront-elles encore lorsque cette mégalopole sera opérationnelle ? Si oui, sous quelle forme et avec quel pouvoir décisionnel (c'est-à-dire quelles compétences et quels moyens ?).

Notons que cette création s’inscrit parfaitement dans le rapport de la commission Balladur qui souhaite privilégier « la constitution, à terme, de deux pôles institutionnels autour de la Région et des Intercommunalités ».

Les trois villes phares de cette mégapole, de par la concentration de population, ne détiendront-elles pas tous les pouvoirs ? Que va devenir la ruralité ?

La réponse sera probablement entérinée  lors de la mise en place des nouveaux territoires en 2014.

Mais déjà, tout se met en place et, à Barjac, on entend parler de rien.

Lors d'un précédent article nous parlions de la décision du maire de Barjac de ne faire partie d'aucune communauté de communes, tout en sachant qu’E.Chaulet en aura prochainement, très vite,  l'obligation par la loi, sans en avoir le choix,

Notre maire ayant décidé de n’intégrer aucune communauté (celle du grand Alès ou une autre), ce qui, en passant, aurait pu apporter des moyens importants pour notre commune, et certainement rendre moins opaque la gestion municipale (il est quand même curieux que l'épouse du maire soit la comptable de la mairie), il va se trouver contraint, dans quelques temps, puisque cette information est avérée, de faire partie de cette grande mégapole du Gard qui va être gérée exclusivement par les trois plus grandes villes du département  que sont Nîmes, Alès et Pont Saint Esprit.

La mise en place de cette nouvelle structure qui déterminera, à terme, l’avenir de notre village (pas que le nôtre d’ailleurs, mais pensons quand même un peu à nous) nous amène à interroger le Maire de Barjac sur son attitude passée, présente et à venir, par rapport à des événements qui nous apparaissent comme de plus en plus incontournables.

Nous nous sommes déjà exprimés sur le fait que rester en dehors de tout était suicidaire.

Mais le Maire de Barjac est peut être trop occupé à soigner son avenir et son aura personnel sur un sujet, le bio, certes important, mais qui lorsqu’il consiste à mettre en péril l'avenir de certain de ses concitoyens (les agriculteurs par exemple) sort de sa compétence.

On ne peut pas vouloir devenir célèbre avec des films ou des colloques à travers l’Europe et gérer une commune rurale face aux bouleversements que connaissent nos structures territoriales.

L'Admin

Une petite info sympathique et tout à l'honneur de Max ROUSTAN, son indemnité de maire est reversée intégralement à son équipe municipale.

E.Chaulet pourrait en faire autant au lieu d’alimenter les caisses du parti communiste (cela reste à voir d'ailleurs). Mieux peut-être : ne pourrait-il pas reverser son indemnité dans le budget de la commune pour compenser le fait qu'il ne paie pas d'impôts locaux à Barjac, habitant St Privat de Champclos ?


Par Admin - Publié dans : interet public
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 09:07

Comme nous l’avons vu précédemment, la pose de panneaux photovoltaïques devient une affaire hautement commerciale.

 

On constate, comme l’instrumentalisation du développement de l’agriculture biologique met en place  une alimentation à deux vitesses au sein de la population, une cassure entre :

ceux qui peuvent bénéficier des mesures exceptionnelles, en terme d’économies et de gains d’argent, qui accompagnent l’installation d’une énergie renouvelable, tout en passant pour des protecteurs de la planète

et ceux qui, ne pouvant entrer dans le système, seront considérés, à terme, comme des pollueurs.

 

Mais, parlons un peu technique.


En ce qui concerne les panneaux photovoltaïques, une surface de 10 m2 produit sensiblement 1 kw en courant continu, qu’il faut transformer en courant alternatif au moyen d’un onduleur. En effet, peu d’appareils domestiques fonctionnent en continu. Etant donné que le rendement des onduleurs  est loin d’être égal à 1, on se retrouvera avec une puissance disponible inférieure à celle produite par les panneaux photovoltaïques. Or, une simple plaque électrique a une puissance moyenne de 2 kw, un four 2.5 à 3 kw, un lave linge, un lave vaisselle ou un sèche linge 2.5 kw. Le contrat minimum fourni par EDF étant de 6 kw, on voit très vite que si l’on veut faire fonctionner une installation minimale, il va falloir 60 m2 de panneaux photovoltaïques.

 

Pour un usager qui habiterait dans un lieu isolé, où il ne pourrait se raccorder au réseau EDF, il faudra ajouter un dispositif de stockage de l’énergie produite (en l’occurrence des batteries installées dans un local sécurisé car elles dégagent de l’hydrogène). Le prix des batteries est sensiblement égal au prix de l’installation des panneaux.

 

La pose des panneaux


Laissons de côté la pose au sol. La pose sur toiture est de deux types :

 

                La pose sur toiture existante. Elle est risquée car les panneaux peuvent être facilement démontés et volés.  Le vol de ces panneaux n’est pas rare, il faut admettre que c’est une activité en pleine expansion. On retombe dans le mercantile. Mais de toute façon, il n’y a aucune autre solution sur bâtiments existants.

 

                La pose lors de la construction de la maison ou du bâtiment.

Le coût de ces deux types d’installation est différent ainsi que les subventions allouées.


Durée de vie et rendement


La durée de vie des panneaux photovoltaïques est actuellement comprise entre 15 et 20 ans

Les fabricants garantissent une production minimale de 80% après 8 à 10 ans d’utilisation.

La durée de vie d’un onduleur est sensiblement la moitié de celle des panneaux.

Les panneaux sont très sensibles aux orages de grêle. La garantie constructeur est annulée en cas de détérioration de la surface vitrée par la grêle. Le rendement des panneaux diminue fortement en cas de fissuration de la surface vitrée.

La durée de vie des batteries est au maximum de 10 ans.

 

D’autre part, la productivité annuelle varie suivant l’inclinaison (la pente du toit) et la région d’implantation des modules :

 

 

 

 

Position

horizontale

Incliné à

30 degrés

Incliné à

60 degrés

Incliné à

90 degrés

SUD DE LA

FRANCE

 

 

87%

 

100%

 

96%

 

67%

SUD EST

SUD OUEST

 

 

87%

 

95%

 

86%

 

62%

EST

OUEST

 

 

87%

 

82%

 

69%

 

48%

 

Et pour terminer, voici un exemple de financement pour une installation de 16 000€ TTC :

 

                Matériel : 14 000€

                Pose (main d’œuvre): 2 000€

                Aide de la région (exemple pris en Rhône Alpes) : 2 400€

                Crédit d’impôt : 50% de 14 000 = 7 000€

                               Aide totale de 9 400€

                                               Reste à charge : 6 600€, soit 41% du montant total initial.


En conclusion, l’énergie photovoltaïque remplace la création d’un réseau électrique et restera moins cher en zone rurale qu’une mise en réseau. Elle est sans concurrence pour fournir une faible énergie sur le lieu même du besoin.

Mais elle représente encore peu de chose dans le bilan énergétique mondial. L’ensemble des modules solaires existant produit autant d’énergie que 20% d’une tranche nucléaire. Ce n’est pas une solution significative pour répondre immédiatement aux besoins énergétiques et aux enjeux internationaux.


Pour clore cette série d’articles qui nous l’espérons vous a intéressé, disons qu’il serait souhaitable que les décideurs (politiques et industriels) prennent tous conscience que dans un avenir visible, nous serons obligés d’utiliser tous les types d’énergie (il y en a d’autres : les pompes à chaleur, le bois, l’eau de pluie, et même les énergies fossiles qui, quoiqu’on en dise seront encore présentes pendant un bon moment) en optimisant ce qu’ils peuvent apporter de positif pour la planète.

Le sectarisme de certain qui sont soit pour le tout nucléaire, soit uniquement pour les énergies dites renouvelables, les sceptiques de tout bord qui traînent les pieds, doivent faire preuve d’ouverture d’esprit et prendre conscience que c’est tous ensemble que nous pourrons faire en sorte que le réchauffement planétaire ne soit pas inéluctable.


Que la solution n’est pas unique, mais plurielle.


Mais à cela une condition incontournable : l’évolution doit se faire au niveau planétaire. Si, seule la France ou même l’Europe s’engage dans cette démarche, c’est perdu d’avance. Et l’on peut douter, avec raison, que tous ces pays en développement, qui aspirent à atteindre notre niveau de « bien être » matériel, ne soient pas tellement enclins à nous suivre sur cette voie.


Rendez vous pour le sommet de Copenhague.


L’équipe du Petit Barjacois

             Si vous avez relevé des erreurs dans nos exemples, si vous avez une opinion ou des éléments à apporter au débat, n'hésitez pas à vous servir des commentaires

 

 

Par Admin - Publié dans : interet public
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