(Vu sur enerzine.com)
Les parcs naturels régionaux s'interrogent sur les impacts négatifs que pourraient occasionner les autorisations d'exploration et de recherche de gaz de
schiste, sur leurs territoires.
Plusieurs permis concernent géographiquement des parcs naturels. Ils ont été délivrés "sans concertation préalable".
L'expérience Nord-américaine sur l'exploitation des gaz de schiste (voir notre précédent article) est particulièrement inquiétante en raison de l'injection dans les sols de produits chimiques, de sable et d'eau en grande quantité. Ces injections considérables polluent les nappes phréatiques et ont également de lourds impacts paysagers.
Les parcs naturels régionaux dénoncent donc : " l'absence de prise en compte par l'État de leur avis sur les risques environnementaux et sanitaires qu'entraine l'exploitation des gaz de schistes". Ils ajoutent, que ces projets vont "à l'encontre de leur mission de protection de l'environnement et entrent en contradiction avec le rôle attribué aux collectivités territoriales dans le cadre de la loi portant engagement national pour l'environnement – dite Grenelle 2 – de réduire des consommations d'énergie, de développer les énergies renouvelables locales et de lutter contre le changement climatique."
En conséquence, le réseau des Parcs marque "sa ferme opposition aux démarches d'exploration gazière et demande à l'État :
- L'interdiction de l'exploration et de l'exploitation d'hydrocarbures de roche-mère dans les Parcs naturels régionaux en raison des conséquences graves sur les sols, les ressources en eau et les paysages. Ces projets sont en contradiction avec les stratégies territoriales « climat » portées par les Parcs.
- L'annulation des autorisations délivrées sur les périmètres des Parcs.
- L'organisation d'un débat national sur l'avenir énergétique de notre société afin que les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de développement des énergies renouvelables, et d'amélioration de l'efficacité énergétique soient encouragés, renforcés et promus."
John Doe