interet public

Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 22:19
    Avant d’aborder le solaire photovoltaïque et à l’approche du sommet de Copenhague sur le réchauffement de la planète, il faut souligner que le solaire thermique est un espoir pour les pays en voie de développement, notamment les pays du sud où sa rentabilité est prouvée.

 

Un projet européen à Séville (Espagne) inauguré en 2007, la centrale à concentration PS10, prouve la viabilité de la production d’électricité solaire. PS10 est une centrale solaire à tour d’une capacité de 11 MW. Elle produit plus de 23 GWh d’électricité par an au moyen de 624 miroirs de 120 m2 chacun.  Le capteur solaire, qui se trouve au sommet d’une tour de 115 m de hauteur, est utilisé pour produire de la vapeur qui alimente ensuite la turbine. La centrale fournit de l’électricité à 5500 foyers et évite le rejet dans l’atmosphère de 6700 tonnes de CO2 par an. Une 2ème centrale solaire à tour est actuellement en construction.

 

Un réel espoir pour les pays en développement s’il y a la volonté politique et financière pour la réalisation de ce type de projet (le deuxième projet de centrale à tour  à Séville aura un coût de 11.6 millions d’euros).

 

Sur le même site, se situe la première centrale photovoltaïque d’Europe (Sévilla PV) à être exploitée commercialement.

 

Cela nous amène au photovoltaïque.


A notre connaissance il n’existe, en France, aucune centrale photovoltaïque du type de celle installée à Séville (Sévilla PV). Néanmoins, la ville de Perpignan développe un projet de centrale, d’ici 2015, d’une capacité de production de 9 MW (représentant  les besoins d’environ 12 000 habitants). L’investissement serait de 55 millions d’euros. Gros avantage : les panneaux solaires seront intégrés sur les toits de la plateforme de transport logistique St Charles International.


C’est un élément important qui détermine, à notre avis, le développement du solaire photovoltaïque en France.

 

En effet, si la population est prête, dans la majorité des cas, à accepter la pose de panneaux solaires sur les toitures, il n’en est pas de même pour leur installation au sol.

 

Le problème des fermes solaires se pose.

 

Qu’un propriétaire foncier (agriculteur ou autre) profite de la surface de ses toitures pour produire de l’électricité,  pourquoi pas ?  Mais l’implantation au sol de panneaux solaires en grand nombre peut être un sujet de polémique. La ferme photovoltaïque de  Narbonne (plus grosse unité de production solaire en France) couvre 23 hectares. Dans le Tarn, un projet doit couvrir 50 hectares.

 

Lorsque l’on  constate le prix de rachat de l’énergie par EDF, on peut s’interroger sur la véritable raison qui pousse certains propriétaires fonciers  à investir dans ce type d’installation. Est-ce vraiment la motivation écologique ou tout simplement l’appât du gain ?

 

Les fermes photovoltaïques, avec panneaux au sol, ne devraient être installées qu’avec beaucoup de précautions et en prenant en compte tous les paramètres extérieurs (retombées écologiques, réactions du voisinage, impact sur les paysages, etc.).

 

Dans les villages et villes de France, dans certains quartiers, on ne peut toucher aux toitures, on est obligé de respecter certaines normes. Est-ce que les pouvoirs publiques sont prêts à changer ces règles pour installer des panneaux solaires sous prétexte que c’est vital pour la planète ; à notre connaissance, non.

 

Dans certaines régions de France, les matériaux pour les toitures sont imposés (lauze, ardoises, tuiles provençales ou autres) ; là aussi, est-on prêt  à accepter des panneaux solaires, il semblerait que non.

 

Alors, dans le cas d’installation de panneaux au sol en grande quantité, une concertation nous semble être nécessaire entre les porteurs de projet et tous ceux qui directement ou indirectement en subiront les conséquences.


Reste l’utilisation  des surfaces de toitures pour implanter les panneaux. Evidemment, cela revient plus cher que de les poser au sol, mais n’oublions pas que la pose de panneaux voltaïques est actuellement une très bonne affaire pour les particuliers. L’état, les régions  et autres …. distribuent des aides substantielles pour favoriser ces installations. De plus EDF est obligé de racheter l’énergie produite aux usagers qui ne la consomment pas sur place. Aucun usager intelligent ne va consommer sa propre production puisque EDF la lui payera plus cher (c’est le moins que l’on puisse dire) qu’elle ne la lui revendra.

 

Ce point souligne une injustice flagrante et l’exclusion voulue d’une partie de la population en ce qui concerne la lutte contre le réchauffement climatique par l’utilisation des énergies renouvelables. En effet, les aides pour l’installation de panneaux solaires se font par crédit d’impôt. A partir de là, on exclut  de cette démarche, toute la population qui en France ne paie pas l’impôt sur le revenu (16 millions de contribuables sur 33 millions sont soumis à l’impôt sur le revenu) Il y a 17 millions de contribuables qui ne sont pas concernés. Si on y ajoute les contribuables de la première tranche peu imposables, ils sont 2 millions, cela fait 19 millions de contribuables sur 33 qui ne pourront pas participer au développement des énergies renouvelables par une démarche dite « citoyenne ».

 

A partir de cette constatation, il nous paraît évident que c’est à la puissance publique de faire l’effort. Pourquoi toutes les nouvelles constructions mis  en place par les communes, les départements, les régions et l’état ne sont telles pas construites de façon à être autosuffisantes en énergie ? Pourquoi ne se servent-ils pas des bâtiments existants pour développer le photovoltaïque ? Il y a quelques cas, mais cela devrait être systématique. Ne peut-on pas exonérer de TVA, tous les matériaux ou matériels destinés à  faire des économies d’énergie (qu’ils soient destinés aux entrepreneurs ou aux particuliers).

 

Si nos décideurs sont vraiment convaincus que le réchauffement climatique met notre planète en danger, il serait souhaitable qu’ils montrent l’exemple d’une manière plus conséquente dans la gestion des territoires.  Si cela n’était pas fait, on pourrait s’interroger  sur la démarche vis-à-vis des particuliers. De toute façon, ne nous faisons pas trop d’illusion sur le cadeau royal qui est le rachat d’énergie par EDF. Nous le paierons tous un jour, même ceux (surtout ceux ?) qui auront été dans l’impossibilité, financière ou autre, de profiter de ce cadeau.


Vous avez remarqué, on voit apparaitre des sites internet aux noms révélateurs. Par exemple : « www.gagnerdelargentavecmamaison.com » ou des adresses comme : « groupe-energie-environnement.com » avec le slogan « particuliers : 0€ d’apport jusqu’à 48000€ de revenus ».          

 

 Il y a de quoi se poser des questions sur la motivation écologique de certains et la dérive commerciale engendrée par la mise en place des mesures d’accompagnement.


La semaine prochaine, quelques éléments techniques sur le photovoltaïque.



L’équipe du Petit Barjacois

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 19:12

 

Sciemment, dans nos derniers articles, nous n’avons pas parlé de l’application de l’éolien au niveau des particuliers. Le coût et les conditions d’installation sont des freins importants à ce type de développement. Bien que cela existe ; vous en avez des exemples sur la commune d’Allègre – les  Fumades.

Certaines sociétés essaient de développer des produits pour ce type de marché. Citons l’exemple de la société « VERTEOLE », créée en août dernier, qui développe des éoliennes d’1,5 m à 5 m de haut ; les puissances délivrées n’étant que de quelques kilowatts. Le coût d’une machine, non posée, d’une puissance de 2 kw (donc très limitée) a un prix de 10 000 €. Même avec les aides (crédit d’impôt, aides régionales), c’est loin d’être à la portée de tout le monde.

Par contre, et c’est le sujet que nous allons développer, l’utilisation du rayonnement solaire est sûrement la meilleure manière pour Monsieur Tout le Monde de produire de l’énergie.

Cette énergie a l’avantage d’être propre mais elle n’est pas forcément la plus économique en termes de coût et de durée de vie.

 

Quand on parle d’énergie solaire, le réflexe du commun des mortels que nous sommes (orienté par le discours des écologistes), est de penser au photovoltaïque. Avant d’aborder cette filière, nous ne serions pas complets si nous ne parlions pas de l’énergie solaire thermique qui ne date pas d'hier (l’autre utilisation du rayonnement solaire).


Le solaire thermique :


L’utilisation du solaire pour chauffer l’eau d’une collectivité, d’un habitat privé, semble être, actuellement, la meilleure utilisation de l’énergie solaire. L’installation de ce type de panneaux n’est pas trop onéreuse et ne nécessite pas de grandes surfaces.

 

L’énergie solaire thermique est la transformation du rayonnement solaire en énergie thermique.


Deux utilisations : une utilisation directe pour chauffer un bâtiment par exemple (production d’eau chaude); ou indirecte en produisant de la vapeur d’eau pour entraîner des alternateurs et ainsi obtenir une énergie électrique.

 

En utilisant la chaleur transmise par le rayonnement, plutôt que le rayonnement lui-même,  ce mode de transformation se distingue du solaire photovoltaïque.

 

Depuis les années 1970 et 1980, son développement a pris du retard alors que le développement du voltaïque a été favorisé. Seules de petites unités de solaire thermique (chauffe-eau individuel ou de petites collectivités, etc.) sont fonctionnelles, au détriment du solaire thermique lourd destiné à produire de l’électricité.

 

Néanmoins, le manque de solutions satisfaisantes à la gestion des déchets nucléaires et aux risques liés à cette source d’énergie, la perspective de l’épuisement des énergies fossiles, la nécessité de diminuer les émissions de gaz à effet de serre ont rendu le solaire thermique plus attractif. Des projets industriels de type classique sont en cours de développement au Moyen-Orient et en Australie. De nombreux projets pilotes de centrales solaires thermodynamiques sont en cours dans une dizaine de pays. Des projets en sommeil sont réactivés (pour exemple, en France : la centrale solaire Thémis).

 

Pour résumer, l’intérêt du solaire thermique est indéniable. Beaucoup d’avantages :

 

Les capteurs destinés au chauffage sont relativement simples, rustiques et durables.

Les systèmes de turbine à vapeur reposent sur des composants sûrs et éprouvés.

Dans les zones très ensoleillées, la rentabilité est prouvée. Une centrale thermique (au Maroc par exemple) est amortie, au niveau énergétique, en 5 mois (temps qu’il lui faudra pour produire plus d’énergie qu’en a nécessité sa construction et son démarrage) ; comparable à l’éolien qui est de 4 à 7 mois, mais bien plus rapide que les modules photovoltaïques qui nécessitent actuellement encore 3 à 5 ans pour rembourser leur dette énergétique.

Cette filière a un fort potentiel de développement dans plusieurs pays en développement, avec, à priori, un impact modéré sur l’environnement.

 

Comme on peut le constater, cette filière, laissée de côté pendant longtemps, revient sur le devant de la scène, notamment pour les pays en développement.

 

Dans le prochain article sur les énergies renouvelables, nous aborderons le solaire photovoltaïque.


L'équipe du Petit Barjacois

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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 07:43

                 ……….. la suite de l’éolien industriel


Maintenant les inconvénients techniques:

EDF est obligé d’utiliser le courant quand il est produit (c'est-à-dire quand il y a du vent) et pas forcément quand il  en a besoin. Cette production n’est pas modulable en fonction du besoin. Il y a eu des cas de stockage, mais on retombe dans la problématique de la transformation du courant (perte de rendement) et des batteries (très chères). De plus, on perd le principal avantage de cette énergie. Donc la production est aléatoire.

 

Le côté aléatoire de la production a généré, en Espagne, (pays fortement « éolionnisé ») une situation paradoxale dans les régions où il n’y avait pas de réseau pour raccorder les éoliennes. La production n’étant pas continue et les abonnés ne pouvant se passer de courant, on a installé une multitude de petites centrales thermiques constituées de turbines à gaz qui rejettent dans l’atmosphère tous les gaz issus de la combustion. Ce même problème de la production aléatoire, et donc de l’utilisation immédiate de l’énergie produite, a provoqué en Allemagne de très nombreux problèmes de distribution et d’incidents sur le réseau.

 

Le rendement des éoliennes est assez moyen puisque les machines actuelles présentent une courbe plafonnée et limitée à des vents de moins de 90 km /h. On peut rétorquer que ce n’est pas important vu que l’énergie motrice est gratuite. Par contre, il semblerait que les éoliennes en cours de développement soient conçues pour fonctionner avec des vents beaucoup plus puissants.

 

En parlant de vent, il faut savoir que suivant sa vitesse (trop forte ou trop faible) l’éolienne ne tourne pas. En dessous de 10 km/h, l’éolienne n’est pas autosuffisante ; au dessus de 90 km/h, il y a risque de rupture du pylône.

 

De plus, la fiabilité des éoliennes est encore, aujourd’hui, largement perfectible. Il n’est pas rare de voir par jour de vent favorable que seules quelques éoliennes tournent alors que le champ en compte plusieurs dizaines. Quelquefois, ces quelques éoliennes qui tournent ne produisent pas d’énergie mais en consomment car le générateur fonctionne en moteur. Ceci est voulu pour donner l’impression que l’on maîtrise la production d’énergie.

 

Des études montrent que théoriquement, il suffirait d’installer un champ d’éolienne de 1 million de km2  pour assurer la production nécessaire à l’ensemble de la population mondiale à ce jour. Si ce chiffre est relativement faible, il ne tient pas  compte des distances entre les grandes villes et les lieux de production. Les sites rentables en termes de temps d’utilisation sont des sites naturels où il faut aller installer les matériels. De plus, on a toujours le problème du stockage. Certains sites permettent d’envisager de créer des stations de pompage qui remonteraient l’eau dans un barrage situé en altitude pour faire tourner les turbines hydro-électriques quand il n’y a pas de vent. Mais c’est oublier que lorsque les éoliennes tournent, la quasi-totalité de l’énergie est utilisée directement. La possibilité de pompage ne peut s’appliquer que la nuit et encore pas totalement. Mais c’est déjà un palliatif intéressant (si l’on fait abstraction du coût de réalisation de telles installations). De plus, il faudrait trouver des sites qui soient compatibles éolien/hydraulique.

 

D’autre part, si la production mondiale d’énergie électrique devait être assurée par des éoliennes, il faudrait voir quel en serait l’impact sur la production et les prix de l’acier, du cuivre et du ciment.


L’éolien ne peut se concevoir aujourd’hui que comme un complément des usines de production. C’est sûrement un complément qu’il faut développer, mais pas n’importe comment.

 

Prochainement : LE SOLAIRE

                                                                   Par l’équipe du petit barjacois

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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 10:16


 L’EOLIEN  INDUSTRIEL


 D’abord, pour donner une petite idée de ce que représente l’éolien par rapport au  nucléaire, disons que pour remplacer la centrale de TRICASTIN (4 tranches de 900  MégaWatts), il faudrait 720 éoliennes qui couvriraient un espace de 720 km2 (1 km2 par éolienne) ; soit un carré de 27 km de coté. Il serait sûrement difficile de trouver un site de cette taille suffisamment venté capable de fournir de l’énergie 24h/24.

Ca, c’est pour le côté provocation.

L’utilisation de la force du vent pour faire tourner des machines de plus en plus grandes (pylônes de 250 mètres de haut) parait très séduisante, mais il y a un certain nombre de points méconnus du grand public qui méritent que l’on y regarde de plus près.

Sans parler de l’impact visuel et sonore sur l’environnement.  Il faut savoir, qu’en France, une éolienne peut être installée à 300 mètres d’un lieu d’habitation alors qu’aux Etats Unis la distance minimale est de 1500 mètres.

Les faibles rejets de CO2 et le fait que la production d’énergie électrique se fasse en courant alternatif (plus facilement transformable, transportable et raccordable au réseau EDF) sont des avantages évidents qui font que cette énergie est très attirante pour les investisseurs. En comparaison, par rapport au nucléaire qui lui aussi est très peu générateur de CO2, l’éolien se situe aux environs des 2/3.

 

Parlons maintenant gros sous. Les emplacements retenus par les promoteurs sont loués aux propriétaires terriens.  Les fournisseurs sont exonérés de taxe professionnelle pendant les 2 premières années et ensuite ils ne paient que 50% les deux années suivantes. La taxe professionnelle ayant vocation a être supprimée, les promoteurs ne paieront plus de taxe, où si peu. En cas de défaillance du promoteur, c’est au propriétaire terrien qu’il incombe de démanteler l’installation (*).

(*) Concernant le démantèlement d’une installation (à la charge du propriétaire du terrain), il faut savoir que le bloc de béton enterré qui supporte une éolienne pèse à peu près 1500 tonnes (pollution des sols), soit un cube de 9.5 m de coté (en réalité, c’est un peu plus petit en surface et un peu plus en profondeur). Or une éolienne est rarement seule. En cas de problème, on est à peu près sûr que les blocs de béton resteront sur place.

On ne compte plus les sites où il y a des pylônes rompus et où les sociétés qui les y ont installés se sont déclarées en faillite

.

EDF est obligée d’acheter ce courant beaucoup plus cher que son prix de revente (environ 125% du prix de revente).

Au vu de ces différents éléments, il apparaît que l’énergie éolienne est :

                Une très bonne affaire pour les différents promoteurs (POWEO, VEOLIA, etc …)

                Une bonne affaire pour les loueurs d’emplacement

                Une affaire à peine moyenne pour les communes

                Une mauvaise affaire pour EDF.

Et à terme, cela deviendra une très mauvaise affaire pour les consommateurs car EDF n’étant pas une entreprise philanthropique, elle répercutera les surcoûts sur les usagers ; à plus forte raison quand la privatisation deviendra plus importante.

 

La suite de l’éolien industriel prochainement ………….

                                                                                                                   Par l’équipe du petit barjacois

 

 

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 16:36

 

Il est temps que, nous les citoyens, nous prenions en compte l’avenir de nos enfants. En effet que ce soit sur le bio, sur les énergies renouvelables, sur notre consommation énergétique et plus généralement sur le réchauffement de la planète, nos décideurs (comprendre nos politiques) font preuve de ce que l’on pourrait appeler une grave incompétence. Par incompétence, nous voulons dire que ceux-ci n’ont pas de vision  de l’avenir à long terme.

 

Sur tous ces sujets, on voit s’agiter des élus en mal de reconnaissance (nous en connaissons proche de nous) surfant sur une écologie spectacle animée par quelques saltimbanques (nous en connaissons proche de nous aussi) doués dans leur profession, mais dont la conversion au tout écolo est bien tardive, donc suspecte. Mais j’admets bien volontiers que nous nous livrons là à un procès d’intention qui n’est peut-être pas justifié.

 

Nous sommes bien conscients que nous allons passer pour des archaïques. Le fait de ne pas pratiquer un discours politiquement correct est aujourd’hui considéré comme « crime contre la planète» alors que nous pensons que c’est tout le contraire. Il faut voir plus loin que le débat actuel. La présentation consensuelle que font  les politiques et les médias des solutions qui s’offrent à nous, n’est peut-être pas si idyllique.

 

Il n’est pas question, pour nous, d’être contre ces nouvelles énergies (elles sont nécessaires pour ne pas dire indispensables),  mais de faire en sorte que chacun sache de quoi il s’agit. Chaque nouvelle technologie a ses avantages et ses inconvénients. Il faut en être conscient et décider de notre comportement  environnemental en maîtrisant toutes les données du problème.

 

C’est pour cela que l’équipe du petit barjacois s’est livrée, en toute modestie et avec nos petits moyens, à une enquête sur les énergies renouvelables, énergies qui devraient répondre, selon nos élus,  à tous nos problèmes et sauver la planète (qu’ils disent). Cette enquête, nous l’avons voulu basée sur des éléments techniques et économiques ; ceux-ci sont, quoiqu’on en dise, directement liés à la résolution de nos problèmes environnementaux.


Commençons par la définition de l’expression : énergie renouvelable :

 

Le petit Larousse illustré : Energie renouvelable, dont la consommation n’aboutit pas à une diminution apparente des ressources naturelles, parce qu’elle fait appel à des sources inépuisables (biomasse, énergie solaire, etc …) à l’échelle des temps humains.

 

Cela ne signifie en aucun cas que les énergies renouvelables sont des énergies propres en ce qui concerne notre environnement.  Certains spécialistes classent le nucléaire dans les énergies renouvelables (96% du combustible nucléaire est recyclé et ou sera réintroduit dans la production d’électricité, ce qui n’est pas loin de correspondre à la définition ci-dessus, il faut le reconnaître).

La fabrication des matériels, les matières premières (dont l’énergie) pour cette fabrication, l’exploitation, le transport, le stockage, etc, font que les énergies renouvelables ont un bilan carbone, sans parler des autres retombées sur l’environnement, qui n’est pas négligeable mais qui est très différent d’une énergie à l’autre.

Venons-en, plus concrètement, à l’observation des différentes énergies renouvelables.

 

On distingue 3 grands axes d’exploitation :

                L’énergie hydroélectrique, ou hydroélectricité ( mouvementde l'eau)

                L’éolien (utilisation de la force du vent)

                Le solaire (utilisation du rayonnement solaire)


Avant d’aller plus loin dans l’étude de ces énergies, rappelons quelques principes de base en ce qui concerne l’énergie électrique.

Celle-ci présente deux inconvénients majeurs qui sont que, suivant la nature du courant produit (alternatif ou continu), elle est difficilement stockable, ou difficilement transformable.

Le courant alternatif (produit par EDF) permet l’utilisation de transformateurs abaisseurs ou élévateurs de tension qui permettent de transporter l’énergie électrique avec le meilleur rendement. Mais cette forme de courant n’est pas stockable directement sans transformation.

Pour pouvoir la stocker, il faudrait, au préalable, la transformer en courant continu (ce qui est relativement facile à l’aide de redresseurs) et la stocker dans des batteries (ce qui reviendrait très cher). Il faudrait, ensuite, la retransformer en courant alternatif (au moyen d’onduleurs, ce qui est beaucoup plus compliqué) pour pouvoir la réinjecter sur le réseau.

De plus, le rendement des redresseurs et des onduleurs étant loin d’être parfait, on se retrouverait avec une perte de l’ordre de 25 à 30% (pour 1kw produit, on ne récupérerait que 700 à 750 Watts).

Donc, comme vous pouvez le constater, le problème du stockage est crucial (on retrouvera ce problème dans le cas de la voiture électrique ; mais de cela nous reparlerons).

 

L'ENERGIE HYDROELECTRIQUE

  Trois formes principales:

        Les centrales dites gravitaires (ex : barrage hydraulique) pour lesquelles les apports d’eau dans les réserves sont uniquement gravitaires.

 

        Les stations de transfert d’énergie par pompage, pour lesquelles un dispositif artificiel permet de pomper l’eau d’un bassin inférieur vers un bassin supérieur.

        Celles-ci comprennent d’ailleurs fréquemment une partie gravitaire.

 

        Les usines marémotrices au sens large qui utilisent l’énergie du mouvement des mers, qu’il s’agisse du flux alterné des marées (marémotrice au sens strict), des courants marins permanents  (hydroliennes au sens strict) ou du mouvement des vagues ;

 

Nous ne nous étendrons pas sur les types de fonctionnement. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que les coûts de réalisation sont généralement élevés, les problèmes liés à la technologie des matériaux actuels nécessitent que l’on fasse de la maintenance préventive à intervalles relativement rapprochés. Par contre les installations sont prévues pour durer longtemps, et l’énergie de l’eau est gratuite et renouvelable si elle est bien gérée. C’est un des systèmes de production d’électricité les plus rentables ; en outre, c’est un des plus souples.

 

L’hydroélectricité est considérée comme une énergie propre et inépuisable, contrairement au pétrole et au gaz naturel.

 

L’utilisation d’énergie de source hydraulique plutôt que provenant de sources non renouvelables est globalement positive pour l’environnement. Cependant, les impacts environnementaux peuvent être très importants, surtout lors de la mise en place de structures souvent lourdes. Beaucoup de décideurs pensent que c’est une bonne solution, à une seule condition, qu’on ne l’applique pas chez eux.

 

De toute façon, malheureusement pour l’hydraulique, en France, on a pratiquement utilisé tous les sites rentables (il y a encore quelques études ou projets; ex : projet de centrale hydroélectrique au Fontenil à Briançon). Il n’y a guerre que dans les pays en voie de développement qu’il reste des sites à aménager. Mais quand on voit ce que font les chinois, on peut se poser des questions (barrage des Trois-Gorges). Quoique ça ne soit pas pire que ce qu’ont fait les américains avec le barrage HOOVER sur le GLENN CANYON. Mais, ils avaient une excuse, ils l’ont fait avant la dernière guerre, époque à laquelle on se souciait peu d’environnement.

Un bémol toutefois, certaines recherches émettent des doutes sur le bilan en gaz à effet de serre des systèmes hydroélectriques. L’activité bactériologique dans l’eau des barrages, surtout en région tropicales, relâcherait d’importantes quantités de méthane (gaz ayant un effet de serre 20 fois plus puissant que le CO2)

Comme quoi, rien n’est simple.

 

PROCHAINEMENT : L’EOLIEN INDUSTRIEL

Par l’équipe du Petit Barjacois

 

 

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