Il a suffit que deux candidats , Serge Dondini
et Chantal Vinot, se préoccupent , dans leur campagne électorale, de "poursuivre avec nos agriculteurs une démarche d'agriculture raisonnée plus respectueuse de l'environnement" et de "favoriser les filières
courtes" pour que, tout à coup, le candidat sortant Edouard Chaulet et sa suppléante Sylviane Chante, se rendent compte que l'agriculture raisonnée, ce n'est peut-être pas si idiot
que ça (surtout si cela peut faire gagner des électeurs) et qu'il faut aider les agriculteurs en place. Ces agriculteurs, qui n'ont pas attendu E. Chaulet pour se préoccuper
d'environnement et d'agriculture moins polluante .
Alors que depuis des années, ces deux candidats prônent le remplacement de l'agriculture locale, qu'ils nomment "mortifère" (pardon, qu'ils nommaient "mortifère", puisque ce n'est apparemment plus à l'ordre du jour), par le bio et rien que le bio en introduisant d'autres agriculteurs, trouvant certainement les agriculteurs locaux incapables d'évolution.
Nous vous faisons remarquer que notre blog défend ce type d'agriculture raisonnée depuis déjà très longtemps, refusant d'opposer et de stigmatiser les deux types d'agriculture.
La municipalité, au travers de nombreux intermédiaires, n'avait pas de mots assez durs, allant jusqu'aux insultes, pour nous dire tout le mal qu'elle pensait de notre position (voir nos articles sur le bio, la grange des près et les commentaires).
Tout cela pour vous faire remarquer que le candidat sortant , n'hésite pas à récupérer les idées des autres candidats, jusqu'à se contredire lui-même, quand ceux-ci ont le langage de la raison et risquent de menacer ses petits pouvoirs de conseiller général, si importants pour lui.
Pour couronner le tout, ce candidat se déclare le chantre de la transformation locale des productions, de la vente directe et des circuits courts, mettant en avant les coopératives viticoles qui ne l'ont pas attendu pour commercialiser, sur place, leurs produits.
Ce que semblent mettre en avant les candidats PS, c'est : favoriser les productions maraichères (pas forcément bio) pour alimenter des filières courtes qui, mis à part la viticulture, sont plutôt absentes de notre région, bien que quelques cas, assez dispersés, existent déjà.
Ca, c'est une proposition intéressante, bien plus large et enthousiasmante que la vision réductrice que représente la "grange des près".