Depuis quelques temps déjà, un débat s'est instauré entre les communes, les communautés de communes et le pays des Cévennes, sur la taxe de séjour (*). Le Pays veut "augmenter sa masse" et en récupérer une partie, certains élus veulent la garder pour leur commune, les contribuables ne veulent pas payer plus , les uns sont pour le calcul au réel, les autres pour le forfait, etc ...Tous avec les meilleures intentions du monde. Et le débat n'est pas clos, loin s'en faut.
Surtout que notre maire et conseiller général E.C., qui n'est pas à une contradiction près, préconise de la mettre en place au niveau du département (lire le Midi Libre du 21 décembre 2010). Par ailleurs il peste contre l'appropriation de cette taxe par le Pays des Cévennes argumentant du fait qu'il en a absolument besoin pour financer son Office de Tourisme.
Comprenne qui pourra ?
Mais enfin ?
Les entreprises et les commerces de notre région n'existeraient pas sans l'économie touristique, que ce soit l'agriculture avec la vigne, les entrepreneurs, les prestataires touristiques de toute sorte (commerces, hébergeurs, restaurants, agences immobilières, etc..). Plus ou moins directement, nous vous le concédons, mais sans le tourisme, l'économie globale de la région serait loin d'être ce qu'elle est.
Alors, est-ce qu'une partie de la taxe professionnelle ne pourrait pas être affectée au développement touristique?
Pourquoi une taxe supplémentaire qui alourdit le prix des prestations proposées (le fait de dire que c'est le touriste qui paie est un leurre)? Dans la conjoncture économique actuelle, qui est loin d'être florissante, c'est souvent le prestataire qui doit faire le sacrifice d'une partie de ses revenus ou de ses investissements.
Les communes, les communautés de communes et le département (ne parlons pas de la région) ponctionnent déjà bien assez les contribuables. Nous ne rouvrirons pas le débat sur les impôts locaux à Barjac.
Arrêtons !!
Ce n'est pas en ponctionnant ceux qui subissent une baisse constante de leur activité que l'on va relancer l'économie touristique. Surtout lorsque l'on constate l'inefficacité de nos élus (exemple déjà cité : Barjac ne figure pas sur la carte touristique de la région "Cévennes et Vallée de la Cèze").
Pour revenir à la taxe professionnelle, il est vrai qu'elle a été remplacée par "la cotisation foncière des entreprises". Mais en 2010, contrairement au discours catastrophique du maire, pour Barjac, la compensation reçue de l'état a été supérieure au produit antérieur de la taxe professionnelle. Ce supplément est probablement bien supérieur à la taxe de séjour perçue (à ce propos, nous souhaitons une transparence et une précision totales sur ces diverses taxes dans la prochaine revue municipale).
Tout cela pour dire que des moyens, il y en a et qu'il est inutile d'ajouter des charges aux charges des prestataires. Charges déjà alourdies, pour certains, par le passage de la "taxe professionnelle" à "la cotisation foncière des entreprises".
(*) Certaines communes touristiques peuvent demander aux personnes, non domiciliées (et sans résidence) sur son territoire, de payer une taxe de séjour lorsqu'elle réside dans un hôtel, une location saisonnière (meublés de tourisme, villages de vacances), ou dans un terrain de camping.